Élodie Lefebvre, Audrey Archambault et Léa Roy partagent plus que la passion du judo, elles sont liées par une profonde amitié.

Le judo au féminin… et entre amies

Elles n’ont peut-être pas le même âge ni la même carrure, mais elles partagent toutes la passion du judo. Léa, Audrey et Élodie s’envolent d’ailleurs jeudi pour Calgary afin de participer aux championnats canadiens de judo qui se tiennent jusqu’à dimanche. Ce sont des adolescentes excitées, mais surtout fières qui se sont entraînées une dernière fois avant le grand départ mardi.

À 17 ans, Léa Roy compétionnera dans les catégories U18 et Sénior. Ses acolytes, Audrey Archambault, 16 ans, et Élodie Lefebvre, 14 ans, font respectivement partie des catégories U18 et U16. Toutes les trois s’entraînent au Club de judo Asbestos-Danvill et pratiquent leur sport de prédilection depuis l’enfance.

« Le judo c’est un sport qui aide à se calmer, à dépenser le surplus de négatif », souligne Élodie, ce à quoi ses copines acquiescent largement.

« Ici au club, c’est vraiment comme une deuxième famille. On s’entraide et on s’amuse même si ce n’est pas un sport d’équipe «, ajoute Audrey.

Et à raison de 2 à 3 entraînements par semaine, on comprend que cette chimie est précieuse. Elle le sera d’autant plus lors de la compétition de cette fin de semaine… Tout comme la visualisation, la musique et la bonne alimentation, assurent les jeunes athlètes.

« Les championnats, c’est l’objectif qu’on se fixe en début d’année, ce pourquoi on travaille. Maintenant qu’on y va c’est sur qu’on vise le podium », confie Léa.

« On va être là pour s’encourager les uns les autres, c’est un trip de gang », renchérit Audrey.

Si ce sport de combat était moins populaire chez les femmes il y a quelques années, la situation change. Le Club de judo Asbestos-Danville compte d’ailleurs plusieurs filles parmi ses membres, grâce à de nombreux efforts de recrutement.

« Les gens sont parfois surpris quand ils apprennent que je fais du judo, mais c’est parce qu’ils ne connaissent pas le sport. Oui c’est un sport de combat, mais il n’y a aucun coup de poing ni de coups de pied », précise Audrey.

« Je suis une fille qu’on qualifie de féminine, j’aime me maquiller, mais ça n’empêche en rien que j’aime le judo », estime quant à elle Élodie.

Délégation asbestrienne

Trois autres athlètes du Club de judo Asbestos-Danville participeront aussi à la compétition canadienne. Il s’agit de Miguel Grenier chez les vétérans, d’Olivier Ostiguy chez les U16 et de Victor Roy, le petit frère de Léa, aussi chez les U16.

Noémie Delisle a aussi tenu à venir souhaiter bonne chance à ses amis-athlètes mardi. Qualifiée pour les championnats canadiens, elle devait être du voyage, mais une mononucléose a malheureusement changé les plans.