Antoine Bibeau a remporté sa première victoire dans la grande ligue contre Tampa Bay jeudi.

Le joyeux Noël des Bibeau

Il y a des Noël plus joyeux que d'autres et il y a des cadeaux plus particuliers que d'autres. D'apprendre, quelques jours avant les Fêtes que son fils est rappelé dans la LNH, qu'il aura l'occasion d'entreprendre son premier match et qu'il finit par savourer sa première victoire, font partie des présents dont rêve tout parent de joueur de hockey.
C'est ce qu'ont vécu Yvon Bibeau et Maryse Gosselin au cours des derniers jours. Leur fils Antoine a été rappelé par les Maple Leafs de Toronto et, après avoir été battu par une performance extraordinaire de Semyon Varlamov lors de sa sortie initiale, il a aidé les Leafs à remporter un gain de 3-2 sur le Lightning de Tampa Bay, jeudi.
« Quand Nazem Kadri a marqué le but en prolongation, ça a été tout un élan de joie. Le Lightning a toute une attaque et ils ont obtenu cinq supériorités numériques pendant le match, c'est rare qu'ils sont blanchis aussi souvent », raconte Yves Bibeau.
Impliqué dans le monde du hockey, ce dernier sait depuis longtemps que son fils a les capacités nécessaires pour faire un bon bout de chemin. Il était persuadé qu'il atteindrait la LHJMQ, mais il est difficile de prévoir au-delà de ça.
« On peut difficilement prévoir qu'un joueur va jouer dans la Ligue nationale, on ne peut qu'en rêver. Rendu là, un rien fait la différence, c'est un jeu de coulisses. Pour nous et tous ceux qui suivent la carrière d'Antoine, c'est un rêve qui se réalise », affirme le paternel.
M. Bibeau attribue les succès de son fils à son attitude terre-à-terre, ainsi qu'à son travail acharné. Sachant très bien qu'il frappait à la porte de la Grande ligue, il a redoublé d'ardeur au cours de l'été afin de se présenter au camp d'entraînement dans une forme extraordinaire.
« Il n'y a pas un jour qu'il ne s'entraînait pas. Il a fait diminuer son pourcentage de gras de 2 % et s'est présenté au camp la tête froide, avec comme objectif de saisir les occasions qui lui seraient présentées, explique-t-il. Antoine, c'est un gars calme avec une excellente attitude. C'est un chic type et tout le monde lui souhaite de réussir. Il ne s'enfle pas la tête avec ses succès ».
Le métier de gardien de but se distingue de celui d'attaquant ou de défenseur par le fait que chaque rencontre amorcée revêt la plus haute importance. Il s'agit d'une occasion pour faire ses preuves ou être relégué au second plan pour finalement disparaître dans les rangs inférieurs. Antoine n'a accordé que quatre buts en deux sorties. Ce n'est pas suffisant à court terme pour déloger le numéro un, Frederik Andersen, mais ça devrait suffire pour lui permettre de demeurer à Toronto un certain temps.
À cet égard, Yves Bibeau refuse de voir trop loin. Il estime qu'il faudra analyser la situation de son fils sur une base quotidienne et espérer qu'il saisisse chacune des chances qui lui seront offertes de s'illustrer.
« Le but d'Antoine est évidemment de ne pas redescendre, mais il est possible que l'équipe le retourne avec les Marlies pour lui permettre de voir plus d'action. Il devra continuer de travailler fort », dit-il.
Father's week
Yves Bibeau était au Air Canada Center de Toronto pour la première partie de son fils. Il a eu l'occasion d'y rencontrer l'entraîneur Mike Babcock, un « chic type ». Cette semaine, il accompagnera Antoine à l'étranger dans le cadre de la Father's week.
« Ce sera une super belle semaine père-fils. C'est impressionnant la LNH, c'est unique, c'est fou, tout est multiplié par 10. Je suis super content pour lui et c'est quelque chose que d'avoir l'occasion de vivre ça », indique-t-il.