L’événement Combine Hockey Vincent Riendeau sera de retour au Complexe Thibault à la fin du mois de décembre dans le but d’offrir une vitrine à 68 hockeyeurs qui souhaitent profiter d’une dernière chance pour se faire remarquer. Sur la photo de gauche à droite, les organisateurs David Evangelho, Vincent Riendeau et Stephan Longpré.

Le jour de la dernière chance

Imaginez un hockeyeur rempli de talent à 11 ans. Et dominant chez les pee-wee à 13 ans. Puis surdoué à 14 ans une fois rendu bantam. Mais à sa première année midget, une blessure l’empêche de jouer à son plein potentiel ou un événement le dérange au point où il connaît une mauvaise saison. Plus simple encore : il progresse plus lentement, mais explose à 16 ou 17 ans. C’est pour eux que l’ancien gardien de but de la LNH Vincent Riendeau organise une fin de semaine d’activités réunissant les meilleurs joueurs non repêchés ainsi que plusieurs recruteurs.

Un an après le succès connu lors de la première édition, l’événement Combine Hockey Vincent Riendeau sera de retour au Complexe Thibault à la fin du mois de décembre dans le but d’offrir une vitrine à 68 hockeyeurs qui souhaitent profiter d’une dernière chance pour se faire remarquer.

Les organisateurs de l’événement présenté les 27-28-29 décembre peuvent d’ailleurs dire mission accomplie en analysant le résultat du premier événement.

« On est fiers de dire que 95 % des participants de l’an dernier ont tiré profit de leur expérience en étant finalement repêché par une formation ou en évoluant aujourd’hui dans une ligue de premier plan, comme la LHJMQ, le junior AAA, le collégial ou les circuits américains, soutient le coorganisateur David Evangelho. Il y en a d’ailleurs 16 qui jouent aujourd’hui dans le junior majeur, dont Anthony Munroe-Boucher du Phœnix. »

Ce dernier était passé entre les mailles du filet lors du repêchage de la LHJMQ en 2018 et avait profité de son passage au Combine Hockey Vincent Riendeau pour se faire remarquer par les recruteurs du Phœnix, qui avaient finalement fait de lui un choix de 8e ronde en 2019. Aujourd’hui, il se trouve dans l’alignement régulier du Phœnix aux côtés d’un dénommé Félix Robert, l’un des meilleurs pointeurs de la LHJMQ et qui, pourtant, n’a jamais été repêché dans la LHJMQ. 

« On a invité 68 joueurs du midget AAA non repêchés ou les meilleurs joueurs de 5e secondaire qui évoluent dans des circuits scolaires. Une certaine contingence s’est déjà formée. Ils sont plusieurs à vouloir profiter de cette vitrine. On espère avoir choisi les meilleurs candidats. Comme les repêchages, notre repérage n’est pas une science infuse. On en échappe peut-être quelques-uns », avance David Evangelho.

Mais tôt ou tard, la crème remonte toujours à la surface. Surtout dans un sport à développement tardif comme le hockey.

« Il m’arrive souvent d’espérer voir à l’œuvre un gardien pour l’évaluer, mais lorsque je me présente à la partie, il est sur le banc, soutient Vincent Riendeau, également directeur du développement des gardiens de but du Canadien de Montréal et recruteur. Parce que l’autre gardien a connu du succès récemment, ou bien parce que l’entraîneur préfère opter pour son gardien plus vieux. La semaine dernière, je me disais justement qu’il me manquerait du temps pour évaluer tous les gardiens que je souhaite voir. Pour plusieurs raisons. Être recruteur, ce n’est pas évident. On ne peut pas être partout en même temps. Voilà pourquoi les showcases sont appréciés par les recruteurs. »

Les joueurs prendront ainsi part aux entraînements, aux matchs et aux tests physiques en espérant se démarquer. 

« Certains se développent de façon tardive, d’autres n’ont pas profité de leur première chance. Lors d’une séance de repêchage, bien souvent, les quatre ou cinq premiers joueurs repêchés se démarquent alors que les autres se ressemblent beaucoup. On tient donc à aider ces joueurs à obtenir ce qu’ils méritent », conclut Vincent Riendeau.