Les réseaux sociaux se sont enflammés cette semaine avec la parution de l’article sous la plume de Martin Leclerc de Radio-Canada portant sur le plan de relance de Hockey Québec pour la prochaine saison.
Les réseaux sociaux se sont enflammés cette semaine avec la parution de l’article sous la plume de Martin Leclerc de Radio-Canada portant sur le plan de relance de Hockey Québec pour la prochaine saison.

Le hockey mineur en mode survie

Les réseaux sociaux se sont enflammés cette semaine avec la parution de l’article sous la plume de Martin Leclerc de Radio-Canada portant sur le plan de relance de Hockey Québec pour la prochaine saison.

Qu’est-ce qui n’a pas été compris? Quand vous regardez autour de vous, trouvez-vous qu’on vit dans le même monde qu’au mois de février 2020? Pensiez-vous que le hockey qui se déroulera dans nos arénas à compter de l’automne prochain sera le même et qu’il ne sera pas bouleversé? Non, mais c’est quoi cette réflexion à cinq cennes comme quoi Hockey Québec veut détruire le hockey?

Bien sûr que ce qui est actuellement sur la table pour organiser du hockey en temps de pandémie n’a rien de bien excitant. Mais il semblerait que la COVID-19 s’est invitée à la danse et qu’elle est pas mal plus coriace que la brigade défensive poreuse du Canadien de Montréal. La COVID-19 a les dents bien aiguisées. Elle agit comme un véritable bourreau.

Pour votre information, il y a un peu plus d’une semaine, la direction du sport et de l’activité physique du ministère de l’Éducation et de l’enseignement supérieur a rencontré Hockey Québec. Quelle a été la question ultime posée aux bonzes de Hockey Québec? Celle-ci. Comment pouvez-vous reprendre vos activités en répondant aux règles mises en place par la santé publique? Croyez-vous sincèrement que Hockey Québec peut faire la sourde oreille?

Et quelles sont les principales règles de la santé publique dans la cause qui nous intéresse ici? La distanciation physique (deux mètres), l’aspect sanitaire (notamment le nettoyage des lieux), pas de rassemblement, exclure tout voyage, pas de contact entre les athlètes et toutes autres règles qui pourraient s’ajouter selon la situation du moment.

Plan de relance

Ce qui amène au plan de relance de Hockey Québec qui, je tiens à le préciser, est en lien avec celui de Hockey Canada. En clair, ça risque de se ressembler d’un océan à l’autre.

Quelles sont ces grandes lignes? Du hockey local (donc sans déplacement à l’extérieur de la ville) avec des équipes de six ou huit joueurs plus un gardien pour disputer des parties trois contre trois et quatre contre quatre.

Je vous vois grimacer et grincer des dents dans le confort de mon sous-sol devenu mon lieu de travail. Encore là, il faudrait fouiller pour savoir qui se plaint le plus? Les parents ou les enfants? Dans le merveilleux du monde du hockey mineur, les parents sont passés maîtres dans l’art de décider ce qui plaît ou pas à leur progéniture. Le programme novice demi-glace qui a été instauré en 2019-2020 devait être une catastrophe pour les jeunes selon les parents. Évidemment, les parents n’avaient pas consulté leurs enfants. Ça se dessine de la même manière avec le plan de relance de Hockey Québec. Critiquer pour critiquer, j’ai horreur. J’ai besoin de ventiler chaque fois.

Ils sont plusieurs bénévoles et responsables de ligues ou équipes à s’époumoner et répéter sur toutes les tribunes que rien n’a encore été annoncé officiellement. Exact, même que Hockey Québec vous consulte et vous invite à faire part de vos suggestions pour lancer la prochaine campagne (voir à la fin de ce billet). Il y a donc peut-être espoir pour des règles plus souples, d’autres qui dénaturaliseront moins la partie comme on la connaît. Cependant, prenez-le pour acquis, vous devrez tenir compte des directives de la santé publique.

Nul doute que si les gens se prêtent à cet exercice de façon constructive, des idées pourraient guider Hockey Québec. Mais je vous le dis tout de suite. Si vous rêvez à du hockey à cinq contre cinq, à des équipes de 15 joueurs dès le mois de septembre, la déception sera grande.

Jusqu’au mois de janvier, le hockey traditionnel comme vous le connaissez, vous pouvez l’oublier. Et comme on redoute une deuxième vague à l’automne, tirez-en vos propres conclusions pour le reste de l’hiver. Et si le coronavirus s’évapore comme par magie, alors on retrouvera notre bon vieux hockey.

Mais de grâce, cessez de jeter tout votre fiel sur Hockey Québec. Leurs dirigeants se creusent les méninges pour offrir du hockey à vos enfants. Comme le disait le directeur-général Paul Ménard, ce n’est pas au mois d’août que la saison doit s’organiser. Les associations de hockey mineur doivent savoir rapidement de quoi sera constituée la prochaine campagne et lancer leurs inscriptions avec une offre de service détaillée expliquée aux parents.

D’ailleurs, lorsque la pandémie a frappé, Hockey Québec a été la première fédération au sein de Hockey Canada à ordonner la fin des activités pour la sécurité des enfants. On les crucifiait sur place. Le temps leur a donné raison et on devrait les féliciter. Ils ne dorment pas au gaz non plus pour la relance.

Midget AAA et LHJMQ

Va pour le hockey mineur, mais qu’en est-il maintenant pour la Ligue midget AAA du Québec et la LHJMQ? D’abord, ai-je besoin de vous rappeler qu’elles sont chapeautées par Hockey Canada? Voici ce que déclarait récemment à François Gagnon de RDS Mark Aubry, médecin officiel auprès de la Fédération internationale de hockey et Hockey Canada.

« Il faudra y penser deux fois et attendre d’avoir vraiment les confirmations que tout sera sécuritaire avant de donner le feu vert à la reprise des activités dans toutes les ligues de hockey. Il faut éviter une nouvelle contagion. Nos joueurs juniors sillonnent le pays à bord d’autocar. Ils sont regroupés dans des petits vestiaires à l’intérieur desquels les joueurs des clubs visiteurs se succèdent jour après jour. » Aubry, un canadien, en mènera la large dans la décision finale quant à la reprise des activités.

Des propos qui valent aussi pour le midget AAA à l’exception que les équipes voyagent à l’intérieur de la province. Traduction libre des propos du docteur : armez-vous de patience amateurs de la LHJMQ et du midget AAA avant de pouvoir assister à un match de votre équipe. Félix Potvin derrière le banc des Cantonniers de Magog, ce n’est pas pour demain. Je risque de le voir plus souvent avec son uniforme des Maple Leafs de Toronto sur le dos lors des soirées vintage qu’on nous représente au petit écran.

D’ailleurs, la Ligue midget AAA du Québec vient d’annuler son challenge CCM qui devait être présenté en décembre à Saguenay. Cela envoie le message qu’on a lancé la serviette pour un début des activités en septembre.

Soit dit en passant, je plains beaucoup les équipes de la Ligue midget AAA du Québec qui doivent composer avec la rentrée scolaire. Aucun moyen d’en sortir. Les équipes doivent annoncer leur alignement pour le début des classes à la fin août. Les joueurs qui proviennent de plusieurs villes doivent être placés en pension pour le début de l’école. Mission impossible pour le mois d’août.

En glissant quelques mots sur le Challenge CCM, cela me fait aussi penser aux tournois de hockey mineur qui sont organisés aux quatre coins du Québec à partir des premiers jours de novembre. Tout ça pour vous ramener à une des règles de la santé publique qui dit que les voyagements seront interdits entre les villes. Comme la clientèle des tournois de hockey mineur est composée à 90 pour cent de formations de l’extérieur, facile à déduire que les tournois disparaîtront de la circulation cet automne et peut-être aussi après les Fêtes.

Pour tout résumer, les annonces officielles de Hockey Québec viendront à la fin du mois, début juin au plus tard. D’autres consultations figurent au menu. Envoyez vos propres suggestions qui seront les bienvenues. Écrivez à jesuggere@hockey.qc.ca.