Martin Bernard n’a pas vu son contrat être renouvelé avec le Drakkar, après avoir passé trois ans à Baie-Comeau.

Le Drakkar largue Martin Bernard

L’élimination rapide du Drakkar de Baie-Comeau en séries aura finalement coûté le poste de Martin Bernard. Pour la première fois depuis très longtemps, l’entraîneur sherbrookois aura un été moins chargé, étant désormais agent libre.

La nouvelle de son congédiement, annoncée mardi matin, n’a pas surpris la planète LHJMQ. Sous contrat jusqu’au 1er juin, Martin Bernard a reçu la confirmation que sa famille et lui pouvaient préparer leurs valises pour ainsi revenir à Sherbrooke.

« Avoir un été de libre, ça ne m’est jamais arrivé de toute ma carrière d’entraîneur. Je n’aurai pas de camp d’entraînement à préparer, du moins pour l’instant. J’ai toujours eu un emploi. Même quand c’était terminé à Shawinigan, le Drakkar était venu me chercher aussitôt. Ça me permettra de prendre un peu de recul. »

L’ancien entraîneur des Cantonniers de Magog admet que ses derniers jours avec le Drakkar ont été des plus difficiles.

« On s’attendait à une finalité différente. J’avais pris trois ans pour construire cette équipe avec les autres membres de l’organisation. On avait une équipe compétitive, mais on a fait comme le Lightning de Tampa Bay avec cette élimination en première ronde. Je peux dire mission accomplie pour la grosse partie de mon mandat. Mais je n’oublie pas la déception de notre série contre les Wildcats de Moncton. On aura tout de même vécu une saison exceptionnelle malgré tout. »

Si Martin Bernard a écopé pour ce revers, l’entraîneur confie ne pas entretenir de rancune envers le directeur général Steve Ahern et le conseil d’administration.

« Être entraîneur dans la LHJMQ, c’est un privilège. Il n’y a que 18 équipes. Ça fait partie du hockey. J’ai vécu mon 500e match dans la LHJMQ cette saison, on a établi quelques records de concession et j’en suis fier. Maintenant, je dois faire confiance à l’avenir. »

Est-ce qu’il souhaite que le téléphone sonne prochainement?

« J’ai appris ce matin que mon contrat ne sera pas renouvelé. Je n’ai pas encore de plan établi. Mon numéro n’est pas difficile à trouver. Tout ce que je sais, c’est que j’ai quelques rénovations à faire chez moi, à Sherbrooke. C’est ma conjointe qui sera contente! » dit-il en riant.

Une organisation de la LHJMQ pourrait très bien lui faire signe prochainement, mais Martin Bernard n’a aucune attente.

« Ça pourrait être une formation d’une autre ligue. Je n’ai aucune idée de ce qui m’attend. Maintenant, je veux revenir à mon job numéro 1, celui de père de famille et de conjoint. Quand on est entraîneur, on aimerait avoir plus de temps pour la famille, donc j’en profiterai. »