Xavier Owens (à gauche) sera le quart-arrière partant du Vert & Or cette saison.

Le défi du Vert & Or  : marquer davantage de points

Rémi Giguère était loin de se douter qu’il aurait double tâche, à seulement sa deuxième saison au sein du personnel d’entraîneurs chez le Vert & Or. L’ancien joueur de ligne des Carabins de l’Université de Montréal n’est nullement intimidé par le défi de superviser la ligne offensive et de diriger l’attaque de l’équipe. Bien au contraire.

« Personnellement, c’est un très beau challenge pour moi. Je ne ressens pas cette pression. Je suis un gars assez structuré. Je me suis toujours dit que si tu sens la pression, c’est que tu n’es pas prêt ou mal préparé. Avoir une bonne structure, ça demande une bonne préparation et beaucoup d’heures au bureau. Tout ce qui se fait dans l’ombre, je connais, j’ai fait ça pendant toute ma carrière de joueur », a-t-il dit.

« Concernant l’attaque, on va essayer d’instaurer des jeux de base, on va commencer avec quelque chose de simple, pour que les gars comprennent le système, qu’ils soient à l’aise, que ce soit groupe 1, 2 ou 3 à l’entraînement, de comprendre les concepts qui sont appliqués. Ensuite, on va évoluer là-dedans tous les jours. »

S’il bénéficie déjà d’une solide réputation à titre d’entraîneur de ligne offensive et de recruteur, Giguère aura le défi de faire produire l’attaque du Vert & Or, en 2018.

Au moins, il a un quart-arrière défini (Xavier Owens), un porteur de ballon établi (Gabriel Polan) et une jeune ligne offensive qu’il a recrutée.

« Oui, ça facilite un peu les choses. Sur la ligne, il n’y a rien d’identifié encore. Quand quatre de tes partants graduent, ça donne la chance aux recrues. Ce qui est rassurant, c’est que ce sont des jeunes très intelligents, qui ont déjà leur mot à dire dans le système. On progresse ensemble. »

« Quant à Xavier, il a pris beaucoup de maturité depuis l’an passé. Un clic naturel s’est fait avec lui la saison dernière. Il est très présent, il explique les couvertures à ses coéquipiers, ça se reflète sur l’attitude de l’attaque. Son niveau d’expérience n’est pas encore rendu au top niveau, mais l’expérience, ça ne s’achète pas. On y va étape par étape; on a un système offensif qui répond bien à ses qualités athlétiques et ses qualités de passeur, et c’est notre travail de le mettre dans la meilleure situation possible. »

Owens a complété 31 de ses 58 passes pour 358 verges et une passe de touché, en 2017, lors des quatre matchs auxquels il a participé.

Son bras canon devrait offrir de nouvelles possibilités offensives au Vert & Or; vendredi, au camp, bien peu de receveurs pouvaient rejoindre ses jets, qui atteignaient parfois 55 verges.

« L’approche ne change pas pour moi, que je sois partant ou pas. Je donne tout. Je sais que je dois donner du leadership, et tout. Mais j’ai déjà connu ça dans le passé. C’est pas nouveau. Je m’entends bien avec tout le monde. »

« Je suis content de pouvoir travailler avec coach Giguère. Tout le monde l’aime et l’apprécie. On a travaillé ensemble toute l’année dernière, je l’ai côtoyé beaucoup. Il n’y a donc pas de coupure. Il y a une belle résilience de toute l’équipe quand coach Hogan est parti. »

« Je sais qu’on a une très bonne équipe. Le noyau est là, il n’y a rien qui change. On est capable de performer. »