Marion Thénault a été sacrée championne québécoise et canadienne en ski acrobatique (saut), à sa première saison dans cette discipline.

Le choix gagnant de Marion Thénault

Passer de la gymnastique au ski acrobatique (saut) fut une décision plus que profitable pour Marion Thénault. La Sherbrookoise a en effet complété sa première saison en ski avec les titres de championne québécoise et canadienne en catégorie senior.

Ancienne gymnaste pendant 13 ans, Thénault a été repérée par des entraîneurs lors de sa participation au Camp des recrues RBC. Il s’agit d’un camp où plusieurs entraîneurs et représentants de fédérations sportives analysent les résultats de tests physiques de jeunes athlètes.

« Le fait d’avoir un bon bagage en gymnastique fait une grosse différence, notamment pour l’orientation spatiale. J’ai dû m’adapter aux skis et à apprendre à me comporter sur le tremplin. Pour une première saison, ça a vraiment bien marché! » a-t-elle indiqué.

« Je n’avais pas d’attentes précises puisque justement, c’était ma première saison. Je sais ce que je suis capable de faire comme saut, et je me suis concentrée à les reproduire tout au long de la saison. Tout ce que je voulais faire, c’était de sauter comme lors de mes entraînements. »

Elle a remporté le titre canadien à la mi-mars, et le titre québécois, à la fin avril, au Club de ski acrobatique du Relais, à Lac-Beauport.

« Pour le volet compétition, j’étais un peu moins nerveuse, puisque j’ai un peu grandi dans ce milieu. J’ai amorcé la compétition en gymnastique alors que j’avais 10 ans. J’étais contente de retrouver l’adrénaline de la compétition et j’éprouve un grand sentiment de fierté, présentement. Je sais que je suis encore capable de progresser », a précisé la Sherbrookoise qui vient toujours d’avoir 19 ans.

Pour la prochaine saison, elle entend augmenter la difficulté de ses sauts.

« J’ai effectué des sauts simples toute la saison, et je veux maintenant passer aux sauts doubles. Aux Jeux olympiques par exemple, certaines filles font du saut triple. En faisant des sauts simples, j’allais chercher mes points dans l’exécution, mais un peu moins dans la difficulté », a-t-elle expliqué.

« Le principal changement, c’est que tu vas beaucoup plus vite, à peu près 55 km/h pour les sauts doubles, et plus haut dans les airs. L’impact est aussi plus grand à l’arrivée. Tu peux aussi ajouter des vrilles et des saltos. Ça prend beaucoup de confiance, et de l’orientation spatiale. J’ai déjà tenté ce genre de sauts sur l’eau et j’ai vraiment aimé ça! »

Marion Thénault est membre de l’équipe nationale de développement, dirigée par Rémi Bélanger. Elle a de plus la chance de s’entraîner aussi avec les filles de l’équipe nationale.

En sauts, les athlètes exécutent des figures qui comportent des triples sauts périlleux comportant jusqu’à cinq vrilles, le tout en trois secondes à peine. L’envol englobe le décollage, la hauteur et la distance, et il compte pour 20 % de la note. L’allure de l’athlète lors de l’exécution du saut compte pour 50 %, et l’atterrissage vaut quant à lui 30 % de la note qu’on multiplie par le degré de difficulté du saut.