«Le but gagnant, le plus beau cadeau de la fête des Pères!»

« Ma fille a le but gagnant. C'est le plus beau cadeau de la fête des Pères que j'ai eu! Cette partie-là, je ne suis pas prêt de l'oublier! » s'est exclamé le père de Josée Bélanger après la victoire de 1-0 du Canada sur la Suisse dimanche.
<p>Selenia Iacchelli et Josée Bélanger après le but de la Coaticookoise.</p>
C'était peut-être davantage un voeu caché qu'un véritable sixième sens, mais Luke Bélanger se doutait depuis le matin que quelque chose se tramait à l'occasion de la célébration des paternels.
« Je l'avais dans ma tête toute la journée. Je pensais que Josée allait jouer à l'avant, parce que ça a toujours été sa place. Ce n'est pas une défenseur latérale, c'est une attaquante et c'est là qu'elle a joué. Quand je l'ai vue prendre le ballon au milieu du jeu, je savais qu'elle allait marquer », soutient M Bélanger.
« Elle aurait pu en marquer d'autres en plus! s'emporte-t-il. Elle a frappé le coin du but plus tôt dans le match et le ballon est tombé sur la gardienne qui a failli le rentrer avec ses pieds. Elle a failli en marquer un autre plus tard, mais une Suisse s'est interposée. C'est capotant. Je ne dormirai pas cette nuit, c'était une mozus de belle game. J'étais fier. »
<p>Luke Bélanger et sa fille Josée.</p>
Elle n'avait pas le statut de fêtée, mais Danielle Bélanger n'était pas moins fière de sa fille, qui est la première Québécoise à inscrire un but en phase éliminatoire à la Coupe du monde féminine.
« On est très contents et émus. Quand ça arrive, on regarde comme il faut pour être certain que c'est bien elle. On a sauté de joie quand l'annonceur a dit son nom. C'est encore plus intéressant parce que c'est une fille du Québec et on ne voit pas ça souvent. »
Tout comme leur fille, les Bélanger attendent maintenant de savoir qui de l'Angleterre ou de la Norvège se trouvera sur la route du Canada en quart-finale. Chose certaine, il est inutile de vous inviter chez eux lors de cette soirée.
Quand on écoute une partie de soccer, ce n'est que moi et ma conjointe, parce que sinon on jase et on manque des bouts », explique Luke Bélanger.
« On veut être certain de tout voir, opine Danielle. Quand il y a trop de monde, on est trop déconcentrés et il ne fallait pas le rater ce but-là. »
Surtout pas.