Le Big Bill de Coaticook a évité l’élimination en l’emportant 9-3 face aux Expos de Sherbrooke. Jonathan Raftus n’a donné que trois points en sept manches de travail, guidant son équipe à la victoire.

Le Big Bill force la tenue d’un match ultime

Acculé au pied du mur, le Big Bill de Coaticook devait l’emporter vendredi soir contre les Expos de Sherbrooke au stade Amédée-Roy. Jonathan Raftus a lancé un match complet et les Coaticookois ont gagné au compte de 9-3, mettant la table pour un match décisif qui aura lieu dimanche après-midi au stade Julien-Morin.

Afin d’éviter de subir le balayage deux années de suite en première ronde des séries éliminatoires, le Big Bill devait l’emporter à tout prix. Les Expos ont envoyé Philippe Valiquette au monticule pour tenter de filer en douce avec une victoire en deux matchs, mais ce dernier n’a pas eu une sortie facile.

Le Big Bill a marqué un point dès la première manche sur un mauvais lancer, mais les Expos ont immédiatement répliqué. John Anthony Lantigua a propulsé une balle rapide de Raftus sur le tableau d’affichage au champ centre, donnant les devants 2-1 aux Sherbrookois.

En troisième manche, les visiteurs ont pris une sérieuse option sur la partie. Avec les buts remplis et aucun retrait au compteur, Myguel Comptois a frappé un simple bon pour deux points. Mathieu Boutin et Maxime Beaudoin ont ensuite tous deux produit un point avec des simples.

Un autre mauvais lancé a permis au cinquième coureur de croiser le marbre dans cette manche, donnant une avance de 6-2 au Big Bill. Cette manche a signifié la fin pour Philippe Valiquette, qui a été relevé au profit de John Anthony Lantigua.

Le reste du match a été l’affaire de Raftus et du Big Bill. Pendant que l’offensive a ajouté trois points en sixième manche, le jeune lanceur a enfilé les retraits, empêchant aux Expos de revenir dans le match. Avec cette victoire de 9-3, la série deux de trois est maintenant égale 1-1.

«Ma balle rapide et ma balle courbe étaient bonnes ce soir, confie Raftus. Ça faisait deux semaines que je n’avais pas lancé, donc j’avais le bras frais. Quand j’embarque sur le monticule, je veux toujours lancer sept manches. Je suis content de l’avoir fait ce soir, particulièrement avec nos dos contre le mur.»

Encore à court de plusieurs joueurs, l’entraineur-chef du Big Bill Jonathan Breton était satisfait que son équipe ait réussi à signer une belle victoire sur la route, prolongeant leur saison jusqu’à dimanche au minimum.

«Le plan de match était de faire lancer Valiquette et ça a marché, explique-t-il. On frappait trop souvent le premier lancer contre Michel Goudreau dans la défaite d’hier, on a réussi à être plus patient aujourd’hui.»

Bien qu’un de ses joueurs lui ait fait faut bon quelques instants avant la rencontre, Breton a pu compter sur son joueur de champ et marchand de vitesse Maxime Beaudoin, qui a fait un impact dès son arrivée en troisième manche.

«Les gars ont mis de la pression sur nos adversaires et ont profité de leurs largesses, poursuit-il. Jonathan Raftus a été excellent, il m’a sauvé des lanceurs que je pourrai utiliser dimanche. Je ne sais pas encore qui lancera le prochain match, j’ai beaucoup de décisions à prendre d’ici là. Si on peut gagner dimanche, on retrouve plusieurs joueurs clés pour la série contre Shawinigan.»

Le match ultime aura lieu dimanche à 15h au stade Julien-Morin de Coaticook.