L’entraîneur du Big Bill de Coaticook, Jonathan Breton, croit que la LBMQ tiendra sa saison 2020 peu importe le nombre d’équipes qui seront du rendez-vous
L’entraîneur du Big Bill de Coaticook, Jonathan Breton, croit que la LBMQ tiendra sa saison 2020 peu importe le nombre d’équipes qui seront du rendez-vous

LBMQ : «Les joueurs veulent une saison 2020»

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Le mystère plane toujours au-dessus de la saison 2020 de la LBMQ. Alors que la pandémie de la COVID-19 sévit encore, les dirigeants de la LBMQ élaborent différents scénarios. Chose certaine, l’entraîneur du Big Bill de Coaticook souhaite une saison. Comme l’ensemble des joueurs, selon lui.

La Ligue de baseball majeur du Québec devait démarrer ses activités ce samedi. Le week-end d’ouverture a rapidement été reporté.

La possibilité la plus radicale demeure l’annulation de la campagne 2020. Le lancement d’une programmation complète au mois de juin et le début d’une saison écourtée en juillet sont les deux autres options analysées. Ce sont ces deux dernières qui semblent être préférées.

«Certains matins, je me lève et je suis optimiste. D’autres matins, je le suis moins!» lance Jonathan Breton, pilote du Big Bill.

Selon lui, il suffirait d’effectuer un sondage rapide pour comprendre que les joueurs sont prêts à disputer la prochaine campagne.

«Les joueurs veulent une saison 2020. Je trouve ça dommage pour les joueurs des Expos de Sherbrooke et des Blue Sox de Thetford Mines de voir leur propriétaire avancer que même si la LBMQ décide de tenir sa saison, qu’il pourrait retirer ses deux équipes. Mais en même temps, je comprends qu’il y a des aspects financiers à considérer.»

Jonathan Breton estime que le Big Bill est choyé de pouvoir évoluer dans une petite municipalité.

«Les conditions seront probablement plus favorables à une reprise ici qu’à Montréal. Il y a quand même trois clubs dans la région métropolitaine. Dans notre stade, il y a des sièges individuels et on peut mieux contrôler la foule. On mettra des flèches au sol pour diriger les fans comme dans les épiceries. Ailleurs, comme à Sherbrooke, il y a des bancs dans le stade et ils ne sont pas numérotés. Il y aurait un plus grand travail à faire pour diriger les spectateurs à la bonne place pour faire respecter la distanciation, mais c’est faisable.»

«On compte aussi sur de bons partenaires qui nous fournissent les lunchs, poursuit Jonathan Breton. Ça fait déjà ça de moins à payer. On met l’argent ailleurs, comme dans le gaz. Financièrement, on y arriverait je pense.»

Les prochaines décisions prises par la MLB permettront à la LBMQ de faire un choix plus éclairé en ce qui concerne la reprise des activités.

«Le problème est que plusieurs joueurs des différentes équipes viennent de Montréal, une ville durement atteinte par la Covid-19. Mais la situation évolue tellement vite. Qui aurait imaginé il y a un mois que les écoles seraient déjà ouvertes aujourd’hui? S’il y a une saison cette année, reste à savoir combien d’équipes y participeront. Il faudra certainement se revirer de bord rapidement avec les alignements et la préparation. On respectera les directives pour que tout soit sécuritaire. Le retour du baseball ferait du bien au moral. Ça divertirait et plusieurs en ont besoin. Une réunion aura lieu en fin de semaine. On en saura plus sur la suite des choses», informe en terminant Jonathan Breton.