Kolby Johnson (17), pas plus que le reste de l’équipe du Phœnix, n’a pu trouver de faille dans le jeu du gardien de l’Armada, Francis Leclerc, qui a blanchi les Sherbrookois mardi soir au Palais des sports.

L’Armada réduit le Phœnix au silence

Toute bonne chose a une fin. Il aura fallu une visite des meneurs de la LHJMQ pour voir le Phœnix être freiné dans son impressionnante séquence. Mardi soir, l’Armada a réduit les Oiseaux au silence et a quitté Sherbrooke avec une victoire de 4-0.

Après neuf matchs sans défaite en temps réglementaire, le Phœnix était méconnaissable. A-t-il frappé son Waterloo?

« Est-ce qu’on a trouvé notre homme? Je ne pense pas, avance l’entraîneur Stéphane Julien. Parce que notre club ne s’est pas défoncé et n’a pas joué à cent pour cent de ses capacités. Ce n’était pas notre vraie équipe ce soir. »

Peu de concentration, manque d’opportunisme, couverture défensive déficiente envers les meilleurs marqueurs de l’équipe adverse et des punitions inutiles. Tous ces ingrédients donnent une bien mauvaise recette.

Plusieurs chances de marquer ont effectivement été ratées par les locaux. Et contrairement au Phœnix, l’Armada a saisi toutes ses occasions.

« En première période, on a manqué deux buts déserts et on a perdu le rythme, a fait remarquer Julien. En désavantage numérique, on devait surveiller Teasdale, Alain et Barré-Boulet : ils ont tous marqué. La consigne était claire. Il ne fallait pas les laisser tirer. On a manqué de concentration. »

Pendant que le pilote sherbrookois avait des réponses, les joueurs du Phœnix semblaient chercher encore les raisons expliquant cette mauvaise sortie.

« C’est un match frustrant, admet Félix Robert. On ne s’est pas présentés. Il faudra retrouver nos bonnes vieilles habitudes. Il manquait quelque chose. Quoi exactement? Je ne sais pas. Un peu de tout peut-être. On est revenus sur terre et on devra revenir plus fort. Ça prenait peut-être ça pour nous réveiller et pour être difficile encore à arrêter. »

« Rien n’allait bien, a affirmé le capitaine Hugo Roy. Pourtant on avait de bonnes chances. On n’a pu capitaliser lors de nos avantages numériques, contrairement à l’Armada. »

En effet, difficile de trouver du positif dans cette défaite.

« On était en retard sur toutes les séquences, a précisé le pilote des Oiseaux. Notre deuxième période a été très difficile. À cinq contre cinq, on jouait bien. Leur gardien de but a été meilleur que le nôtre et leurs meilleurs joueurs aussi. Mon top six et mon gardien n’ont pas été à la hauteur des Leclerc, Teasdale et compagnie. »

Aucun but à 5 contre 5

Les unités spéciales ont fait toute la différence : trois buts en avantage numérique et un en désavantage numérique.

Joël Teasdale a marqué le premier des siens en supériorité numérique à la toute fin de la période initiale pour ensuite obtenir le second filet, et ce, avec un homme en moins.

« On est vraiment bons en avantage numérique et en infériorité numérique depuis le début de la saison, a noté Joël Teasdale. On ne doit rien leur enlever. Ils étaient en feu, mais nous aussi on était sur une bonne séquence. Tout le monde a fait son travail. Nos joueurs dominants ont produit. »

Alexandre Alain et Alex Barré-Boulet l’ont ensuite imité avec un joueur en plus.

« Les vétérans veulent montrer l’exemple aux plus jeunes. On est en première position. On vise les grands honneurs comme bien d’autres équipes et notre club mise sur le désir de gagner pour aller jusqu’au bout », conclut Teasdale.

Francis Leclerc a été parfait sur 31 tirs. Evan Fitzpatrick a flanché à quatre reprises sur 29 lancers.

Le Phœnix accueillera les Remparts de Québec samedi au Palais des sports à l’occasion du traditionnel Match de Noël.