D’année en année, Michel Champigny peut compter sur la présence du hockeyeur Hugo Roy, qui vise un poste à temps plein dans la Ligue américaine de hockey.

L’année cruciale d’Hugo Roy

Hugo Roy se souviendra longtemps de sa saison 2018-2019. Après avoir fait le saut dans le circuit universitaire canadien, le hockeyeur de Cookshire-Eaton a goûté au hockey professionnel. Hugo Roy a habité trois villes en quelques mois et souhaite désormais un peu de stabilité en visant la Ligue américaine.

L’Université Concordia, les Gladiators d’Atlanta et les Admirals de Milwaukee. S’il avait à choisir, l’ancien capitaine du Phœnix de Sherbrooke opterait pour Milwaukee sans hésiter. 

« J’ai profité de la belle vitrine que la LHJMQ m’offrait durant les dernières années pour me faire remarquer. Il y avait aussi quelques recruteurs aux parties de hockey universitaire. De plus en plus, les éclaireurs regardent vers le hockey universitaire. L’an prochain, je n’ai qu’une idée en tête : gagner ma place dans la Ligue américaine », a expliqué Roy vendredi lors de sa présence au Tournoi du Pub Central d’East Angus. 

Après avoir signé un contrat d’une seule année, Roy a paraphé une entente de deux autres années. Et ce, un peu grâce à ses cinq points obtenus dans la Ligue de la côte Est en sept parties. Puis à ses trois parties avec les Admirals durant lesquelles il a pu montrer ce qu’il savait faire. 

« Mon passage à Atlanta a été bénéfique pour moi, parce que je ne jouais pas beaucoup avec les Admirals. J’ai retrouvé ma confiance et l’organisation a remarqué une différence dans mon jeu », soutient le joueur de 21 ans.

À son départ vers la maison familiale à la fin de l’année, Roy n’avait qu’un seul objectif pour la pause estivale : arriver fin prêt au prochain camp. 

« Ma vitesse a toujours été mon atout principal. Mais j’ai dû quand même améliorer ma rapidité, parce que c’est très rapide dans la Ligue américaine. Les joueurs respectent beaucoup les systèmes de jeu. De mon côté, je voulais apprendre et même si je pouvais faire des erreurs parfois, l’organisation comprenait parce que je venais d’arriver dans l’équipe et dans le circuit et elle ne voulait pas que je joue sur les talons en faisant trop attention. »

C’est sur une note positive qu’il a d’ailleurs quitté les États-Unis pour mieux y retourner dans quelques semaines. 

« Après ma semaine du camp de développement à Nashville, j’ai parlé avec les entraîneurs et ils ont hâte de voir à quel niveau je serai rendu, souligne Hugo Roy. Je suis excité à l’idée de revenir l’an prochain dans l’organisation des Predators. Je vais devoir gagner ma place. Il n’y a rien d’acquis. Je sens qu’il y a une place pour moi avec les Admirals dans la Ligue américaine. Je suis fiable défensivement et bon dans les mises en jeu. Donc mon profil peut être intéressant pour les entraîneurs. »

Roy refuse toutefois de s’asseoir sur ses lauriers. 

« J’ai aimé ma première expérience chez les professionnels. Je dirais que le calibre de la Ligue de la côte Est ressemble beaucoup à celui des universités canadiennes, mais il y a une bonne différence entre le hockey universitaire et la Ligue américaine. Je travaille fort dans le gym cet été. J’ai gagné entre 15 et 20 livres cet été. C’est important pour un centre. Parce que les batailles à un contre un sont fréquentes. »

Un événement incontournable

Le Tournoi du Pub Central réunissait une fois de plus son lot d’anciens joueurs de hockey sur les allées du Club de golf East Angus.

Parmi eux : Luc Dufour des Bruins de Boston, des Nordiques de Québec et des Blues de Saint Louis, l’ancien directeur général des Castors de Sherbrooke George Guilbault, Réjean Cloutier des Red Wings de Detroit, l’ancien Nordique Alain Côté et l’ancien joueur des Bruins de Boston Normand Léveillé.

Pour Hugo Roy, pas question de manquer cet événement organisé au profit de la Journée Natalie-Champigny et de la Fondation Christian-Vachon, venant en aide aux jeunes de la région.

« Michel Champigny investit beaucoup de temps dans l’organisation de ces activités. Il ne faut jamais oublier d’où l’on vient. Et la cause me tient à cœur. Natalie était ma tante et pour moi, c’est important de participer à cet événement. »