Comme tout les amateurs de hockey, l’ancienne gloire du Canadien Guy Lafleur se montre déçu de la dernière saison du Tricolore.

Lafleur croit que Montréal est forcée de se ressaisir

Malgré sa déception, l’ancien numéro 10 des Canadiens de Montréal, Guy Lafleur, accepte de passer l’éponge sur la saison 2017-2018 des Glorieux. Mais il prévient que la formation montréalaise ne pourra se permettre une seconde saison difficile l’an prochain.

« Le public à Montréal est très, très exigeant et les Canadiens n’auront pas le choix d’avoir une meilleure saison l’an prochain. Deux années de suite comme la dernière, ça ne passerait pas. Et je ne suis pas le seul à le penser », lance Guy Lafleur, qui était de passage à Magog mercredi.

Le légendaire hockeyeur avoue avoir mal encaissé les performances de la formation montréalaise l’hiver dernier. « Pour moi comme pour tous les partisans, ça a été pénible. Ça a été dur de voir les insuccès du club. Les partisans ne s’attendaient pas à un scénario semblable. Ils croyaient que l’équipe se rendrait au moins dans les séries éliminatoires et que, après ça, tous les espoirs seraient permis. Malheureusement, ce n’est pas arrivé. »

Pour expliquer les déboires des Canadiens, Guy Lafleur fait allusion aux blessures subies par des joueurs-clés de l’équipe, parmi lesquels le défenseur Shae Weber, ainsi qu’aux contre-performances du gardien Carey Price. Il juge également que la « relève » n’a pas su colmater les brèches créées.

« Ce qui me donne un peu d’espoir pour l’an prochain, c’est que Weber va revenir en santé et que Price ne pourra pas faire pire que cette année. Ce sera donc aux autres de s’ajuster et de prouver aux partisans, tout comme à l’organisation, que leur place est avec le Canadien de Montréal. »

Bien qu’il montre le gardien étoile du doigt, Guy Lafleur se moque des analystes qui avancent que Montréal a trop misé sur lui, étant donné que l’offensive a regagné ses lettres de noblesse dans la Ligue nationale de hockey. « C’est facile de dire ça aujourd’hui. Mais ce qui est fait ne changera pas. Ne regardons pas en arrière. L’avenir du Canadien est en avant de toute façon », lance-t-il.

Des changements

Si on souhaite replacer l’équipe dans le « droit chemin », le Démon blond estime qu’il faudra repêcher des espoirs réellement prometteurs lors du prochain repêchage de la LNH. Il plaide du même souffle que la reconstruction d’une équipe ne s’effectue pas en criant ciseau.

« On doit travailler à long terme et ça ne signifie pas que le Canadien sera absent des séries à cause de ça, dit-il. C’est nécessaire d’être patient pour rebâtir. Des clubs comme Détroit et les Nordiques ont connu une reconstruction, par exemple. Leur slogan, c’était que l’avenir était avec les jeunes. Et, pour les développer à leur maximum, c’est certain que ça prend du temps. »

Par ailleurs, Guy Lafleur aimerait bien qu’on retourne Jonathan Drouin à l’aile plutôt que de le conserver à la position de centre. « Ce n’est pas sa place. Il serait beaucoup plus à l’aise à l’aile et il suffirait de lui donner un bon joueur de centre. C’est important que l’équipe s’organise pour aller chercher les outils nécessaires pour exploiter au maximum le talent de ce calibre. »

Las Vegas

Lorsqu’on discute de la présente finale de la Coupe Stanley avec Lafleur, ce dernier affiche rapidement un sourire. Il soutient que les Capitals ont une grande équipe, mais il est visiblement impressionné par l’équipe Cendrillon, les Golden Knights de Las Vegas.

« Personne n’aurait pensé que Las Vegas pouvait faire ça. Ils n’ont pas de Ovechkin ou de Crosby, mais ils ont de très bons joueurs et une chimie s’est installée entre eux. Ces gars-là semblent tous être heureux et avoir le désir de vaincre l’adversaire. Ils paient le prix pour gagner. Quand tu atteins la finale de la Coupe Stanley, tu ne remporteras pas la victoire si tu as des gars qui manquent de volonté », explique-t-il.

Évidemment, il confie admirer le travail de Marc-André Fleury devant le filet des Golden Knigths. « Il a fait un travail extraordinaire. Le gardien de but est important dans les séries. On pensait qu’il était fini quand les Penguins l’ont laissé aller, mais il a prouvé à tout le monde que ce n’était pas le cas. Il semble 10 fois plus heureux à Vegas qu’il l’était à Pittsburgh. C’est ça la différence aussi. Le hockey est un jeu, pas un travail. », soutient-il.