La pavillon de services (en haut à gauche) du parc Dufresne où a été érigée la patinoire Bleu Blanc Bouge pourrait un jour porter le nom du Sherbrookois Claude « Piton » Ruel, qui a été membre de l'organisation du Canadien de Montréal pendant une cinquantaine d'années.

L'accueil du parc Dufresne au nom de Claude Ruel?

Parmi les nombreuses personnalités présentes mardi, lors de l'inauguration de la patinoire extérieure réfrigérée du Canadien de Montréal, au parc Dufresne, il y avait un visiteur qui écoutait avec soin.
Jean Ruel, fils de l'ancien entraîneur du Canadien de Montréal Claude « Piton » Ruel, se sentait un peu pas mal à la maison, même s'il demeure à Montréal.
Certaines informations laissent croire que la Ville de Sherbrooke pourrait renommer le pavillon de services attenant au parc Dufresne au nom de l'homme qui a grandi non loin de là.
Une possibilité qui fait sourire son fils de bonheur.
« On m'en a encore parlé aujourd'hui, on m'a glissé qu'il y aurait peut-être des démarches en ce sens à la Ville. L'inauguration de cette patinoire survient pratiquement deux ans jour pour jour après le décès de mon père. Il aurait été très touché d'apprendre qu'on pourrait nommer le pavillon en son nom », a indiqué son fils.
Né à Sherbrooke en 1938, Claude Ruel a dirigé le Canadien de Montréal à deux reprises, soit de 1968 à 1970 et de 1979 à 1981. Il a gagné la coupe Stanley en 1969.
Il a été associé au Canadien de Montréal pendant près de 50 ans. Il s'est aussi fait connaître pour son flair à titre de recruteur pour l'équipe.
Le parc Dufresne était sa seconde demeure, estime son garçon.
« C'était son parc, le parc Dufresne. Quand j'étais jeune et qu'on était de passage à Sherbrooke, il fallait absolument arrêter ici. Il nous racontait ses histoires, du temps qu'il jouait au baseball, lui qui a été recruté par les Indiens de Cleveland (MLB), en plus de ses nombreuses histoires de hockey. Même aujourd'hui, quand je descends avec mes deux petites filles, on arrête au parc. C'est un arrêt obligatoire », a dit M. Ruel en riant.
« Le parc, la patinoire, ça représente bien mon père; au-delà des médias, du hockey, du sport professionnel, ce qui était important pour lui, c'était les jeunes comme ceux que l'on voit s'amuser sur la patinoire. »
La Ville de Sherbrooke ouverte à l'idée
«J'ai moi aussi jasé avec M. Ruel mardi et c'est en effet une bonne idée. Il fallait d'abord vérifier si le bâtiment avait déjà un nom, ce qui ne semble pas être le cas. On pourrait donc aller de l'avant avec cette iniative. On ne pouvait pas renommer la patinoire du Canadien, puisqu'elle porte déjà un nom, alors ça tombe sous le sens pour le pavillon de service qui dessert la patinoire», a confirmé le conseiller municipal et président du comité du sport et du plein air à la Ville de Sherbrooke, Vincent Boutin.
«Ce serait un beau clin d'oeil à M. Ruel, qui a grandi dans ce quartier, et qui fut connu pour être un grand sportif, un grand entraîneur non seulement pour les jeunes, mais aussi pour les professionnels. Ce serait un geste semblable à celui posé en l'honneur de Normand «Ti-nomme» Dussault, qui a maintenant un parc à son nom.»
«Je compte faire une demande officielle au comité de toponymie en ce sens lors du prochain conseil municipal et le dossier suivra alors son cours.»