Metchline Gabélus et son entraîneur des Gaiters de Bishop’s Craig Norman se réjouissent de voir la WNBA hausser les standards dans le monde du sport professionnel féminin.

La WNBA, un exemple pour la LNH estime Craig Norman

En voyant le championnat professionnel américain de basketball féminin (WNBA) et le syndicat des joueuses conclure un nouvel accord collectif cette semaine, permettant une hausse des salaires de 53 %, les joueuses de basketball de la région n’ont pu que se réjouir de voir un rêve intéressant apparaître désormais devant elles afin de poursuivre leur carrière. Ce qui n’est pas le cas de tous les sports féminins.

Rappelons que le salaire moyen des joueuses passe pour la première fois la barre des 100 000$, pour atteindre 130 000$, tandis que les meilleures joueuses pourront toucher jusqu’à 500 000$. Le triple du salaire maximal cette saison. 

«C’est une très bonne nouvelle, pas seulement pour le basketball féminin, mais pour tous les autres sports féminins, estime la joueuse des Gaiters de l’Université Bishop’s Metchline Gabélus. Les femmes au basketball ont dû se battre pour leur salaire et leurs conditions de travail. C’est une belle occasion de pouvoir poursuivre son rêve. Bien souvent, les joueuses n’étaient pas motivées à poursuivre le basketball en sortant des réseaux universitaires. Parce qu’il n’y avait pas beaucoup d’argent à faire et peu de ligues.»

Son entraîneur Craig Norman estime que tous les autres circuits féminins devraient imiter le concept de la WNBA.

«C’est un exemple pour la LNH. Les circuits professionnels masculins devraient appuyer le sport féminin et la LNH n’est pas allée au bâton pour les joueuses professionnelles lorsqu’elles ont perdu leur ligue. L’exemple de la WNBA devrait être suivi par le Canada et les autres circuits. Les femmes dans le monde du sport méritent d’avoir les mêmes droits et les mêmes occasions pour l’avenir que les hommes.»

Pour lui, il s’agit d’un autre pas dans la bonne direction pour l’évolution de la femme.

«C’est énorme, soutient Craig Norman. Ce qui arrive du côté du basketball féminin professionnel, c’est encourageant pour nos joueuses. Elles voient qu’il y a peut-être une suite qui se présente à elles. Ça peut devenir un rêve pour elles!»

Metchline Gabélus croit pour sa part que les amateurs de sports gagnent à appuyer le sport féminin.

«Les gens devaient se déplacer pour aller voir du sport féminin. On ne possède peut-être pas la même force que les gars, mais on a d’autres qualités qui rendent le sport intéressant à suivre. Vous devriez voir l’ambiance durant nos parties! C’est survolté.»

«On a des joueuses incroyables à l’Université Bishop’s!» confirme pour sa part l’entraîneur du club, deuxième au classement provincial.