Le gardien Étienne Montpetit, des Grenadiers, fait face à Hugo Roy, des Cantonniers, devant son filet.

La situation est urgente chez les Cantonniers

La situation est urgente pour les Cantonniers de Magog. En recul 0-2 dans leur demi-finale quatre de sept qui les oppose aux Grenadiers de Châteauguay, la formation magogoise tentera de briser la glace ce mardi soir alors que la série se transporte à Châteauguay.
Les Cantonniers saisissent maintenant pourquoi les Grenadiers ont liquidé rapidement Rivière-du-Loup et Trois-Rivières dans les séries précédentes. En tenant compte de la fin de leur calendrier régulier, les Grenadiers sont 12-1 à leurs 13 dernières sorties. Châteauguay a aussi son porte-bonheur en Étienne Montpetit, leur gardien numéro un qui avait raté plusieurs parties en saison régulière en raison d'une blessure.
Montpetit avait tout de même eu le temps d'effectuer 20 départs, subissant une maigre défaite en temps réglementaire et une autre en prolongation... contre Magog. Devinez quelle est sa fiche maintenant en séries? 8-0.
Encore plus importante la contribution des patineurs de 17 ans des Grenadiers. Si les noms de Brandon Mc Cullough, Samuel Levac, Justin Samson et Danick Crête vous disent soudainement quelque chose, c'est qu'ils ont contribué beaucoup aux malheurs des troupiers de Félix Potvin depuis le début de cette demi-finale. À quand les patineurs de 17 ans chez les Cantonniers diront certains?
Pas une sinécure de se frotter aux Grenadiers par les temps qui courent. Encore moins dans leur château fort. Plus que jamais les Cantonniers savent à quoi s'attendre.
Refaire le coup
Dans le camp magogois, on refuse de lancer la serviette, sachant fort bien en plus que cette série pourrait très bien être égale 1-1. «On nous a enterrés à quelques reprises cette saison. À un moment donné, on entendait même dire que les Cantonniers rateraient les séries une deuxième année de suite. On a fait fi de l'adversité et on a montré nos vraies couleurs. On va tenter de refaire le coup une fois de plus», confie l'entraîneur-chef Félix Potvin, conscient que tout le monde devra en faire un peu plus.
«En commençant par notre jeu de puissance. On ne peut plus se contenter de dire que nous avons nos chances. Il faut capitaliser. Nos gardiens aussi, peu importe qui sera employé, devront nous donner une chance de gagner. Je ne demanderai pas à un gardien de gagner un match à lui seul, mais dans les séries ça passe inévitablement par un gardien qui inspire ses coéquipiers», précise M. Potvin.