La seconde chance de David Marcoux

Depuis son départ des Flames de Calgary en 2009, David Marcoux a tenté sa chance chaque année avec une organisation de la LNH afin de retrouver un poste d'entraîneur des gardiens, mais en vain. Cette fois, c'était la bonne : les Hurricanes de la Caroline lui ont accordé leur confiance et le Sherbrookois se voit offrir une seconde occasion d'atteindre son rêve : gagner la coupe Stanley.
David Marcoux a répété le même processus depuis quatre ans. Il se présentait au repêchage annuel de la Ligue nationale de hockey, rencontrait les organisations, passait des interviews et se croisait les doigts en espérant être rappelé.
« Ce que je voulais, c'était de retourner dans la LNH à tout prix.»
Après des entretiens infructueux avec le Canadien, les Penguins et les Blues, David Marcoux n'a jamais baissé les bras.
« Ce que je voulais, c'était de retourner dans la LNH à tout prix. La passion était toujours là. Et puis je sens que j'ai un travail à terminer. Parce qu'en 2004, nous étions à une victoire de gagner la coupe Stanley avec les Flames et nous avons été éliminés en sept. C'est certain que plus les années passaient, plus je me posais de questions à savoir si j'allais revenir dans la grande ligue un jour. Mais c'est important de croire en nos rêves! » lance l'entraîneur des gardiens.
Marcoux se décourageait aussi quelque peu en voyant ses confrères changer régulièrement d'organisation sans attendre :
« Il y a des entraîneurs de gardiens qui n'ont pas nécessairement connu de succès peu importe l'endroit où ils ont travaillé, mais ils se faisaient embaucher quand même. Pendant ce temps, moi, j'attendais mon tour. »
Mais qu'est-ce qui a bien pu peser dans la balance cette fois-ci?
« J'ai une expérience de six ans dans la LNH et j'ai aussi vendu ma salade en disant que j'habite à 1 h 30 de chez Cam Ward durant la période estivale, indique celui qui conservera sa maison de Calgary. On peut donc tout de suite enclencher le travail ensemble. L'approche avec Cam est facile. Il m'a d'ailleurs texté hier (mardi) afin de me féliciter. »
Marcoux dit avoir apprécié sa première expérience avec Ward lors de la saison 2004-2005, alors que les joueurs de la LNH étaient en lock-out. Cam Ward évoluait alors pour les Lock Monsters de Lowell dans la Ligue américaine de hockey.
« Calgary et la Caroline partageaient le même club-école. Je travaillais avec les gardiens des Flames, mais j'ai aussi pris du temps pour aider Cam même s'il n'était pas dans notre équipe et ça, il l'a beaucoup apprécié », se souvient Marcoux.
Un défi de taille
Les Hurricanes ont terminé l'an dernier à l'avant-dernier rang de la division Métropolitaine. La Caroline souhaite maintenant se reprendre.
« À trois jours d'intervalle, les deux gardiens ont subi des blessures. Par la suite, on a assisté à une chute au classement. On repart de loin si on analyse le classement. Je crois toutefois au potentiel de notre équipe. »
Marcoux confie ne pas connaître beaucoup les autres gardiens de la formation. Il aura d'ailleurs à superviser un ancien des Castors de Sherbrooke, Drew MacIntyre, qui a signé un contrat à titre de joueur autonome cet été.
« Il me reste à découvrir ce que les prospects peuvent nous offrir. Je devrai également faire mes preuves rapidement, parce que je n'ai signé qu'un contrat d'un an. Il semble que la direction souhaite elle aussi apprendre à me connaître, mais je ne suis pas inquiet », assure l'instructeur sherbrookois.