Au Club de golf de Sherbrooke, on accueille les golfeurs depuis vendredi, mais ceux-ci se font attendre.

La saison de golf démarre au ralenti

Le soleil tarde à se montrer le bout du nez et les golfeurs aussi. Avec le mauvais temps des derniers jours, les clubs de golf de la région doivent faire preuve de patience avant d’amorcer le départ canon tant attendu.

Heureusement, les prochaines semaines s’annoncent belles et la condition des terrains s’améliorera peu à peu dès samedi, même si chez certains, les verts et les allées se portent tout de même bien. Ce qui explique pourquoi plusieurs clubs sont déjà ouverts depuis près de deux semaines. À Orford, il faudra toutefois attendre jusqu’au 9 mai avant de fouler les tertres de départ. Au Longchamp, on procédera à l’ouverture du terrain ce samedi.

« Notre champ de pratique est accessible depuis deux semaines, mais on a voulu attendre jusqu’à samedi avant de lancer nos activités complètement, explique le professionnel Marc Viens. Notre terrain est magnifique et ce sera l’une de nos plus belles ouvertures depuis longtemps. Les travaux d’irrigation effectués ont beaucoup aidé : c’est légèrement trempe comme un peu partout ailleurs à cause de la pluie abondante, mais on y voit une nette progression. »

Au Club de golf Milby, les golfeurs ont accès au terrain depuis le 27 avril.

« Quand il fait beau, la fièvre est là. Nos verts sont beaux, tout comme l’ensemble du terrain malgré les circonstances », explique Guy Faucher, le professionnel des lieux.

Au Club de golf de Sherbrooke, les golfeurs se montrent également timides depuis une semaine.

« L’endroit est ouvert depuis vendredi, on attend le beau temps, mais on peut tout de même utiliser les voiturettes sur le terrain », informe l’employé Rémy Lessard.

Comme le veut la tradition, le Club de golf de Coaticook a été l’un des premiers à accueillir la clientèle.

« Notre terrain devient sec rapidement. Le dimanche 22 avril, il y avait déjà du monde sur les allées. Le départ est toutefois assez lent », souligne le directeur Marco Caron.

Le professionnel Donald St-Pierre du Club de golf de Waterville a aussi commencé sa saison le 22 avril.

« Mardi dernier, on a reçu 210 golfeurs! Nos verts sont parfaits. On est chanceux! Le terrain n’est pas si trempe; c’est surprenant. »

À Lennoxville, on semble également très satisfait de l’état du terrain.

« Tout se passe bien! Il n’y a aucune maladie sur notre pelouse. On ne peut pas se plaindre », admet Bertrand Collin, directeur du Club de golf du Vieux Lennox.

« On attend le soleil de notre côté également, a finalement lancé Anthony Levasseur du Club de golf North Hatley. C’est ouvert depuis le 25 avril ici et notre terrain est prêt à accueillir la clientèle. »

Au Club de golf de Sherbrooke, les golfeurs se montrent timides depuis une semaine.

Attirer les jeunes et surtout les filles

L’industrie du golf se porte tout de même bien malgré le vieillissement de la population. Le défi des propriétaires et gestionnaires des terrains de golf de la région : attirer les jeunes garçons et les filles également.

« C’est encore difficile de compter sur de jeunes membres ou de jeunes visiteurs. Pour ce qui est des garçons, ce n’est pas si mal, mais les jeunes filles sont rares sur les terrains de golf. On est présents dans les écoles, mais j’ai l’impression que ça prendrait une Québécoise qui se démarque dans la LPGA, comme Maude-Aimée Leblanc par exemple. Côté membres, on a connu une année record la saison dernière et ça regarde bien cette saison, même si je prévois une légère baisse », souligne Guy Faucher, professionnel du Milby.

« Dimanche à 13 h 30, on organise une clinique pour les jeunes en compagnie de Marc-Étienne Bussière. On est complets en ce qui a trait aux membres grâce à nos 200 inscriptions, mais on tente d’ajouter plus de jeunes membres ou visiteurs afin d’assurer une certaine relève », informe Marc Viens de Longchamp.

« On donne bien souvent accès gratuitement aux plus jeunes les premières fois, explique le directeur du Club de golf du Vieux Lennox, Bertrand Collin. On est toujours heureux quand on voit arriver un papa avec son garçon, ou encore mieux, avec sa jeune fille. Notre clientèle est vieillissante comme partout ailleurs. Le soccer progresse et on encourage les parents à venir avec leurs enfants. C’est le même problème partout : la relève se fait rare chez les filles. »