David Perron a déjà 44 points à sa fiche en 44 matchs jusqu’ici, soit une production de 13 buts et 31 passes.

La résurrection de David Perron

CHRONIQUE / Vous l’avez probablement manqué — à moins que vous soyez abonnés à NHL Center Ice — mais les Golden Knights de Las Vegas ont battu un record de la LNH jeudi soir à Winnipeg. Et c’est le Sherbrookois David Perron qui s’est assuré d’inscrire l’équipe du désert dans les annales de la ligue.

Vegas a battu les Jets de Winnipeg 3-2 en prolongation jeudi soir, grâce à un but de Perron.

Avec cette 34 victoire à leur saison inaugurale, les Golden Khights battent ainsi le plus fort total de victoires accumulées par un club d’expansion à leur première saison.

Le pire, c’est que Vegas n’a eu besoin que de 50 parties pour réaliser l’exploit, alors que les Mighty Ducks d’Anaheim et les Panthers de la Floride avaient engrangé 33 victoires — en 82 matchs — en 1993-94.

L’exploit des Knights dépasse l’entendement. Tous les experts s’accordaient pour prédire une saison de misère à la nouvelle concession qui joue en plein désert et qui est composée de joueurs laissés pour contre par tous les autres clubs.

Et cette extraordinaire saison de Vegas arrive à point pour le Sherbrookois Perron, qui devait disputer la deuxième et dernière année d’une entente de deux ans signée avec les Blues de Saint-Louis lorsque ces derniers l’ont laissé sans protection en vue du repêche de cette expansion, l’été passé.

Rencontré au Tournoi Pif Depatie l’été passé à Sherbrooke, quelques jours après son passage avec Vegas, Perron affichait un optimisme prudent. Et avec raison.

Plutôt que de faire partie des Blues, une équipe qui avait tous les outils pour prétendre à la Coupe Stanley, voilà qu’il se retrouvait avec une équipe rapiécée.

Ce n’était certainement pas le scénario idéal pour l’ailier droit de 29 ans qui voulait connaître une saison du tonnerre afin de se magasiner un nouveau contrat.

Et pourtant, c’est ce qui est en train de se passer pour David Perron.

Ce dernier a déjà 44 points à sa fiche en 44 matchs jusqu’ici, soit une production de 13 buts et 31 passes.

Il n’est plus qu’à deux points de son total de 46 accumulés chez les Blues l’an dernier (en 82 matchs) et surtout, il est seulement à 13 points de son meilleur total en carrière, une récolte de 57 points, réalisée avec les Oilers d’Edmonton (2013-14).

Mais plus que tout, Perron a prouvé qu’il pouvait compter quand la situation était corsée. Il a déjà quatre buts gagnants cette saison, dont trois inscrits en prolongation.

Dont celui de jeudi soir.

L’air de Vegas semble plaire à David Perron et il se pourrait fort bien qu’il s’y établisse pour les prochaines années.

Un peu de stabilité pour celui qui en est déjà à sa cinquième équipe dans la LNH. On lui souhaite.

Le plan

Chaque équipe de hockey a un plan de développement. Un plan qui doit culminer par la conquête du championnat.

Et cette prémisse est valide pour tous les clubs, peu importe le niveau. Ça prend un plan.

En fait, ça prend un plan dans n’importe quelle entreprise qui veut connaître du succès, gagner en rentabilité, se moderniser, se développer, bref vous comprenez le principe.

Une fois que le plan est établi, la direction du club prend des décisions en fonction du plan. C’est la logique même, on s’entend là-dessus.

Et quand les choses vont moins bien, on s’en remet au plan. Dans les bons moments comme dans les moins bons, on se réfère au plan.

Bon. Ceci étant dit, c’est quoi le plan de votre Canadien ?

Vous avez été nombreux à réagir à ma chronique concernant le jeu de la chaise musicale chez le CH, il y a quelques semaines.

J’y arguais qu’en l’absence de quelques pièces importantes — genre un centre numéro un et un défenseur gaucher qui pourrait jouer sur la première paire de défenseurs — tous les autres joueurs étaient condamnés à remplir un rôle qui ne leur sied pas.

Je reviens donc au plan ; à la lueur des dernières performances — désolantes — du CH, c’est quoi le plan de la direction ?

À voir le négativisme, le cynisme et les moqueries des partisans — et même des journalistes du « beat » — sur les réseaux sociaux, me semble que ça serait le temps d’être honnête avec les gens.

Ces derniers ne demandent qu’à pouvoir encourager leur équipe préférée, à la soutenir, dans les bons moments comme dans les moins bons.

Mais quand tu fais l’autruche, que tu slalomes autour des questions importantes, que tu supposes que les amateurs goberont tout, tu joues un jeu dangereux.

Parce que moi, le plan, je le cherche toujours.

Il n’est pas dans l’équipe actuellement, on s’entend. Ni à Laval, chez le Rocket, qui fait pitié à sa première saison dans la couronne nord.

Seule chose que je vois ? Tu échanges Plekanec et Shaw contre des choix, et Pacioretty contre un jeune défenseur gaucher, tu finis dans les derniers pour avoir une chance de repêcher Rasmus Dahlin et tu sors le chéquier pour John Tavares et Josh Bailey à l’ouverture du marché des joueurs autonomes.

Ça c’est un semblant de plan. Est-il réalisable ? Aucune idée.

Alors, c’est quoi le plan, Marc ?