À 16 ans, Leylah Annie Fernandez est devenue la première canadienne à décrocher le titre junior à Roland-Garros.

La Québécoise Leylah Annie Fernandez championne junior à Roland-Garros

PARIS — La Québécoise Leylah Annie Fernandez a écrit une page d’histoire samedi.

Du haut de ses 16 ans, elle a remporté la finale junior des Internationaux de France en défaisant l’Américaine Emma Navarro en deux manches de 6-3 et 6-2.

La jeune athlète est ainsi devenue la première joueuse canadienne à décrocher le titre junior à Roland-Garros.

Fernandez a pris un moment pour apprécier le moment en embrassant sa raquette.

«Roland-Garros occupe une place très spéciale pour moi, parce que c’est le premier tournoi du Grand Chelem que j’ai écouté, a expliqué Fernandez. Alors d’être capable de remporter le titre junior ici, c’est très spécial pour moi.»

C’était également la deuxième fois qu’une Canadienne était couronnée au tournoi junior en grand chelem après qu’Eugenie Bouchard eut été sacrée championne junior à Wimbledon, en 2012.

À travers les conditions météorologiques difficiles, Fernandez a connu un parcours parfait, remportant toutes les manches disputées depuis le début du tournoi.

«J’ai d’abord pensé: ‘’Mon Dieu, j’ai gagné Roland-Garros. Je suis vraiment très heureuse’’. Au début de la semaine, je ne savais même pas à quelle ronde je me trouvais», a renchéri Fernandez.

Aux Internationaux d’Australie, la Québécoise était parvenue à atteindre la finale, mais s’était inclinée face à la Danoise Clara Tauson.

Le nom de Fernandez commence à circuler après une année haute en couleur. Après sa participation à la finale en Australie, elle a été choisie au sein de l’équipe canadienne de la Fed Cup pour la rencontre d’avril opposant le Canada à la République tchèque, à Prostejov. L’adolescente avait alors tenu son bout dans une défaite contre Marketa Vondrousova, 38e mondiale.

En finale, elle a ravi le service de Navarro à deux reprises lors de la première manche avant de se faire briser par sa rivale.

«Je me suis retournée et je me suis dit que si j’étais fatiguée, mon adversaire l’était certainement aussi, a-t-elle raconté. J’ai pensé à toutes les heures que j’avais investies dans ma préparation. Aux heures que j’ai passées à pleurer parce que je ne voulais plus courir. J’ai donné tout ce que j’avais au troisième jeu pour reprendre le momentum.»

La Québécoise est revenue en force au troisième set pour briser sa rivale à autres reprises pour décrocher le trophée.

Le triomphe de Fernandez à Paris représente la première fois depuis 2004 que la favorite remporte les grands honneurs du tournoi.