Samuel Poulin devrait rater l’affrontement de mercredi même s’il y a eu plus de peur que de mal sur son contact accidentel avec Félix Robert.
Samuel Poulin devrait rater l’affrontement de mercredi même s’il y a eu plus de peur que de mal sur son contact accidentel avec Félix Robert.

La première place et rien d’autre

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Premier depuis le début de la saison, le Phœnix refuse d’avoir travaillé aussi fort pour finalement échapper ce titre de champion dans le dernier trait de la saison 2019-2020. Pour les Sherbrookois, c’est la première place et rien d’autre.

Pendant que les Saguenéens de Chicoutimi sont en chute libre au classement, et ce à la surprise générale, les Wildcats de Moncton se montrent parfaits depuis 12 matchs, ce qui fait d’eux le plus proche adversaire du Phœnix. Avec 98 points au classement général, Sherbrooke possède maintenant une avance de sept points sur Moncton avec un match disputé de plus et 14 sur Chicoutimi, qui ont deux matchs en main.

Contrairement à ces deux équipes, le Phœnix n’a pas connu de passage à vide durant la campagne et la constance est au rendez-vous cette saison jusqu’à présent. La troupe de Stéphane Julien a encore devant elle dix parties à disputer. 

« L’effort fait toute la différence, estime le défenseur Samuel Bolduc, arrivé à Sherbrooke aux Fêtes par le biais d’une transaction avec l’Armada de Blainville-Boisbriand. Tout part des entraînements. Dès mes premières semaines avec le Phœnix, j’ai senti que les gars se donnaient à fond durant les pratiques. »

« Ce n’est pas évident de garder cette constance du début jusqu’à la fin, croit l’entraîneur Stéphane Julien. On doit donner crédit aux joueurs. Le rythme est élevé avec 68 parties, c’est épuisant mentalement et physiquement, mais nos gars remettent toujours le compteur à zéro après chaque rencontre. »

Les joueurs prétendent que la défensive du Phœnix fait toute la différence, ce qui expliquerait les succès de l’équipe. Avec 153 buts accordés, Sherbrooke se trouve au deuxième rang à ce chapitre. 

Pourtant, les statistiques montrent que l’offensive du Phœnix a offert plusieurs victoires aux Sherbrookois, qui occupent le premier rang grâce aux 265 buts marqués cette saison. 

Cet honneur revient à la profondeur de l’alignement, estime Benjamin Tardif.

« C’est important de voir tous les trios contribuer. On dit souvent que lors des séries, c’est le meilleur troisième trio des deux équipes qui aidera à gagner un championnat. Quand une ligne va moins bien, l’autre prend souvent la relève cette saison. »

« Nos leaders font le travail, tout comme la profondeur de notre alignement », ajoute Julien.

En terminant au premier rang, le Phœnix pourrait affronter une équipe de sa conférence en demi-finale, comme les Voltigeurs de Drummondville ou l’Armada de Blainville-Boisbriand, plutôt que les Saguenéens de Chicoutimi, qui eux pourraient se mesurer aux Wildcats en demi-finale si la logique est respectée. Le chemin vers la finale serait alors moins périlleux. 

« On ne se le cache pas : on veut terminer au premier rang, admet le pilote sherbrookois. Si notre club avance jusqu’en demi-finale, on peut affronter une équipe plus faible. On serait alors en meilleure position en évitant un club comme les Saguenéens. On ne veut pas choisir nos adversaires. Mais c’est important pour nous de terminer au premier rang, là où on se trouve depuis le début de la saison. Ce serait une grosse déception d’échapper le titre dans le dernier trait. »

Plus de peur que de mal pour Poulin

À la suite d’un violent contact accidentel avec son coéquipier Félix Robert, Samuel Poulin a quitté la rencontre face aux Tigres de Victoriaville dimanche en première période. Le capitaine n’est jamais revenu au jeu. 

« Samuel va très bien. Pour des raisons préventives, il ratera probablement la rencontre de mercredi contre l’Armada. Mais ce n’est pas une commotion cérébrale, heureusement », confirme Stéphane Julien.