Pierre Cossette, recteur de l’UdeS, Isabelle Charest, ministre déléguée à l’Éducation, ministre responsable de la Condition féminine et députée de Brome-Missisquoi et Vincent Boutin, conseiller municipal, président d’Excellence sportive Sherbrooke et président du comité du sport et du plein air, se réjouissent des travaux effectués au stade de l’Université.

La piste du stade de l'UdeS fait peau neuve

Le stade de l’Université de Sherbrooke a un nouveau look. Après des mois de travaux majeurs, sa nouvelle piste d’athlétisme a été inaugurée lundi matin et elle est maintenant prête à supporter les performances des athlètes et les compétitions.

Cet investissement de 3,3 millions de dollars, soutenu conjointement par le gouvernement du Québec (50 %), la Ville de Sherbrooke (25 %) et l’Université de Sherbrooke (25 %), était rendu nécessaire à cause de la désuétude de l’ancienne surface Mondo, installée en même temps que la construction du Stade, il y a plus de 15 ans.

La ministre déléguée à l’Éducation, ministre responsable de la Condition féminine, députée de Brome-Missisquoi, et ancienne athlète olympique, Isabelle Charest, était sur place afin de participer à l’inauguration officielle.

« Ça prend des infrastructures de qualité pour développer et garder nos athlètes. La piste d’athlétisme pourra aussi accueillir des compétitions internationales, c’est une belle façon d’allumer une flamme chez les jeunes qui vont peut-être vouloir s’investir dans cette discipline-là (athlétisme). Je pense que de pouvoir offrir des infrastructures sécuritaires, de qualité, au goût du jour, va faire en sorte que plus de gens vont vouloir participer à une activité. En fin de compte, tout le monde sera plus actif », a dit celle qui a été chef de mission pour les Jeux olympiques de Pyeongchang, en 2018, avant de se lancer en politique. 

Le revêtement de type Mondo Super X720 répond aux standards les plus élevés de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF) et pourrait accueillir prochainement d’importantes compétitions.

Sherbrooke a en effet confirmé avoir fait la demande pour accueillir les Jeux de la Légion, en 2020 et 2021. Une décision à ce sujet est attendue d’ici fin septembre.

Sherbrooke a accueilli cette compétition en 2008 et 2009.

« De pouvoir être témoins de grands exploits sportifs, ça contribue à faire en sorte que des jeunes, ou même de moins jeunes, pourront avoir un attrait pour une discipline sportive. Je me souviens très bien d’avoir regardé de grands athlètes, et j’ai voulu m’investir aussi dans le sport. Ça peut contribuer à allumer la flamme. »

Le remplacement de la piste extérieure du stade de l’Université de Sherbrooke était la première phase des travaux de réfection. La deuxième phase se déroulera au printemps prochain, avec la rénovation de la piste d’athlétisme située à l’intérieur du Centre sportif de l’Université de Sherbrooke.

Le coût de ces deux projets est estimé à un peu plus de 7 millions de dollars.

« On était dû pour changer la piste extérieure. Des compétitions ont même dû être annulées, la piste était complètement dégradée et dangereuse. On offre maintenant une piste de calibre mondiale, homologuée par la Fédération internationale. Pour nos athlètes, pour les citoyens de la ville, c’est vraiment un plus vraiment très important pour tout le monde », a indiqué le recteur de l’Université de Sherbrooke, le Dr Pierre Cossette.

Un pouvoir d’attraction

« Cette surface, c’est de la haute haut de gamme pour nos athlètes, c’est un revêtement de 13 mm, avec des spécifications très très précises pour maximiser l’entraînement. Aussi, on parle beaucoup de recrutement. Pour attirer les meilleurs athlètes, ça prend d’abord de bons programmes à l’université, un bon personnel d’entraîneurs, de bonnes installations et de bons services périphériques. Les installations, au cours des dernières années, ça commençait à être désuet. Avec ce qui s’en vient pour l’intérieur aussi, ça va être un gros « wow ». Tu ajoutes à ça le programme de bourses mis sur pied par M. Savard (Serge) et à partir de là, c’est à nous à faire le travail », a dit le coordonnateur du programme d’athlétisme à l’UdeS, Luc Lafrance.

« C’est très positif. Je commence ma quatrième année à la barre du programme, et je sens que je pars avec de belles choses et du positif. Car la compétition est féroce, pour le recrutement. Non seulement avec Montréal et Québec, mais aussi avec la NCAA (États-Unis). Une majorité d’athlètes de haut niveau, surtout de la région de Montréal, sont très attirés par la NCAA. L’an passé, trois ou quatre ont choisi d’y aller. Comme Perry (Mackinnon, un spécialiste du cross-country avec les Volontaires du Cégep de Sherbrooke il y a deux ans), qui a choisi d’aller à Cornell, pour son programme d’études. La réalité a changé beaucoup. Ça crée une compétition, et il faut savoir se démarquer », soutient Luc Lafrance. 

 Isabelle Charest