Nicolas Boulay a signé une entente de deux ans avec les Alouettes le jour même où le marché des joueurs autonome s'amorçait dans la Ligue canadienne de football.

La persévérance de Nicolas Boulay enfin reconnue

Il y a un an, Nicolas Boulay apprenait que les Alouettes de Montréal voulaient lui imposer une radicale diminution de salaire. Pour celui qui avait conclu 2015 en force, c'était pour le moins un coup dur à encaisser.
Douze mois plus tard, Boulay a signé une entente de deux ans avec les Alouettes le jour même où le marché des joueurs autonome s'amorçait dans la Ligue canadienne de football (LCF).
Boulay fut invité tardivement au camp des Alouettes, qui se déroule annuellement sur le synthétique de l'Université Bishop's. Tout au long de ce camp, son avenir était en jeu. Serait-il retranché, échangé?
Après tout, ne tient pas tête à Jim Popp qui veut...
Finalement, Boulay a disputé sa saison 2016 et la dernière année à son contrat sans être inquiété. Au passage, il a terminé troisième dans la ligue au chapitre des plaqués sur les unités spéciales, tout en énergisant son équipe de sa fougue caractéristique.
« Il faut rendre crédit à notre nouveau directeur général Kavis Reed; le gars a été dans la chambre, comme entraîneur et il sait reconnaître les vrais leaders de cette équipe. Je côtoie Nicolas depuis notre passage avec le Vert & Or et c'est un meneur par l'exemple. Même l'an dernier, quand il était dans l'incertitude, il ne s'est jamais plaint de rien. C'est tout à son honneur », a expliqué André Bolduc, l'ancien entraîneur-chef du Vert & Or, maintenant entraîneur des porteurs de ballon avec les Alouettes.
« On en a passé des heures dans mon bureau, l'an passé, à jaser lui et moi. Il avait besoin d'écoute active, lorsque l'équipe lui a soumis la diminution de salaire. Il a tenu son bout. C'est un gars qui ne se blesse pas, qui joue la pédale au plancher et qui a terminé dans les trois premiers de la LCF pour les plaqués sur les unités spéciales. »
Boulay a été repêché au 30e rang (quatrième ronde) au repêchage de 2013 par les Alouettes.
Il a disputé tous les matchs de l'équipe l'an passé, terminant avec 21 plaqués sur les unités spéciales, soit deux de moins que son nouveau coéquipier Frédéric Plesius, acquis des Tiger-Cats d'Hamilton.
En 70 rencontres en carrière, Boulay compte 28 plaqués en défensive et 51 sur les unités spéciales.
Bolduc emballé
André Bolduc voulait un poste d'entraîneur à l'attaque, avec les Alouettes de Montréal. Le souhait de celui qui a joué comme receveur dans la LCF, notamment avec Edmonton et Montréal, a été réalisé depuis peu.
Bolduc s'occupera des porteurs de ballon, une tâche qui l'emballe au plus haut point.
« Je voulais une position à moi, et je l'ai eue. C'est une position importante, qui implique la course, la passe et la protection. Disons que ça contribue à remplir davantage mon coffre à outils. J'aime l'idée de travailler one on one avec les porteurs », a précisé Bolduc, content d'avoir à travailler avec un autre ancien Vert & Or, Jean-Christophe Beaulieu.
« Je ne sais pas si Brandon Rutley sera de retour pour appuyer Tyrell Sutton; sinon, ça nous prendra un autre porteur américain. »
« Ma patience a porté fruit, on peut dire ça comme ça! À deux reprises, j'ai été appelé à donner un coup de pouce à l'attaque, à la mi-saison, j'ai dépanné. Et je crois que ça a bien été, selon mon analyse. J'aurai à apprendre un sixième cahier de jeux en quatre ans. La différence, c'est qu'on est à le construire ensemble. »
André Bolduc l'avoue sans détour : pour que l'attaque des Alouettes, aérienne et terrestre, fasse mieux en 2017, la ligne à l'attaque devra être de beaucoup meilleure que l'an dernier.
« Il va y avoir des changements, c'est certain. Je sais que Kavis est au courant des besoins et qu'il a ajouté plusieurs joueurs américains sur notre liste de protection afin d'avoir davantage de gars au camp. Il y a bien sûr des gars disponibles au repêchage, mais il faut prendre le temps de les développer adéquatement », a dit Bolduc, qui aime le retour de Luc Brodeur-Jourdain et le changement de position de Jacob Ruby, qui devrait évoluer comme garde et non comme bloqueur.
À noter que les Alouettes ont aussi paraphé une entente d'une saison avec le botteur Boris Bédé, l'ancien du Rouge et Or. Il en sera à une troisième saison avec Montréal.