De plus en plus de patineurs se présentent à la patinoire du Bleu Blanc Bouge, offerte en partie par le Canadien de Montréal.

La patinoire Bleu Blanc Bouge encore plus populaire

Les Sherbrookois sont tombés en amour avec leur nouvelle patinoire, celle du Bleu Blanc Bouge. Si la surface réfrigérée offerte en partie par le Canadien de Montréal attirait déjà beaucoup de patineurs à l’an 1, cette année, tout indique qu’elle est encore plus populaire. Au point où certains usagers doivent rebrousser chemin parce que l’espace est trop restreint.

« On a déjà vu 85 patineurs se présenter lors de la même séance, souligne Brigitte Baron, préposée à la patinoire. Les joueurs de hockey doivent alors s’organiser entre eux pour la rotation. La plage horaire la plus populaire est celle réservée aux adultes, à 20 h. Le patinage libre dans le jour est extrêmement populaire aussi. On peut accueillir jusqu’à 75 personnes. »

Avec la température glaciale de la dernière semaine, seuls les plus braves ont osé se geler le bout du nez. Comme Gabriel Arsenault-Lancot, un jeune de 15 ans présent à presque tous les jours.

« Aujourd’hui c’est tranquille parce qu’il fait extrêmement froid, explique le jeune hockeyeur. Mais moi, ça ne me dérange pas. Je m’habille mieux ou je vais plus souvent dans le chalet. Une fois réchauffé, je ressors patiner dehors. Il y a souvent une quarantaine de personnes quand il fait beau. C’est normal : c’est la plus belle de Sherbrooke. J’apprécie beaucoup l’horaire aussi. Il y a même des gardiens. Le hockey, c’est ma passion et grâce à cette glace, j’ai pu patiner dès le début de l’hiver alors que les autres patinoires étaient encore fermées. »

« On avait effectivement un surplus d’usagers récemment, confirme la préposée à la patinoire. Certains quittaient parce qu’il y avait trop de monde. Depuis l’ouverture des autres patinoires extérieures, les patineurs sont mieux répartis dans les différents parcs. En moyenne, j’accueille plus de 30 patineurs par séance de 1 h 30. Au lieu de recevoir 50 personnes, dix hockeyeurs par séance viennent depuis la vague de froid. Ce sont souvent les réguliers. Certains ont élu domicile ici. »

S’adapter à l’horaire

Selon Brigitte Baron, l’horaire très précis freinait les patineurs l’hiver dernier.

« Les gens ont dû s’adapter à l’horaire. Ils ont compris que nous avons des heures bien précises pour les différentes activités ou les différents groupes d’âge. Il y a donc plus de gens qui viennent maintenant. En plus, elle est accessible encore plus tôt. »

C’est entre autres ce qui explique cette augmentation récente du budget d’exploitation élaboré par la Ville de Sherbrooke, qui est passé à 125 000 $ plutôt que les 45 000 $ prévus au départ afin d’entretenir la patinoire du parc Élie-Dufresne situé près du Centre Sherbrooke, anciennement la Place Belvédère.

« C’est vraiment un beau projet, soutient la préposée. Le quartier est assez défavorisé et ça dynamise le milieu. Les gens doivent par contre encore s’habituer à l’endroit et aux règlements. Ils doivent comprendre que nous ne sommes pas un aréna. Oui, la surface est réfrigérée et nous avons une Zamboni, mais on ne peut pas patiner quand il pleut à boire debout. On doit la fermer, comme les autres patinoires. Il y a quand même de beaux avantages à venir patiner ici. La glace est presque toujours belle, les bandes sont bien faites et on prête de l’équipement. »

Cette dernière note toutefois certains problèmes.

« On a affaire à des sans-abri qui souhaitent se réchauffer. Certains visiteurs de la maison des jeunes située au-dessus du chalet viennent ici au lieu de rester en haut. D’autres se retrouvent ici au lieu de rester chez maman et papa sans aller patiner. On doit les avertir et faire beaucoup de surveillance. On ne peut pas accepter tous ces cas. On a autant de gestion à faire à l’intérieur de la patinoire qu’à l’extérieur. »

Rappelons également que le casque est obligatoire pour tous les patineurs tout comme le protège-cou. Ceux qui préfèrent opter pour la tuque le font à leurs risques.

« C’est la principale cause de blessures. Et on n’est pas très bien outillés pour dispenser les premiers soins », clame la préposée.

Afin de mieux connaître les règlements et les horaires, consultez le site de la Ville de Sherbrooke, sous les rubriques « Citoyens » et « Vie sportive ».