C'est cette moto, pilotée par Samuel Proulx, qui a permis à l'équipe de l'Université de Sherbrooke de remporter les honneurs du eMotoRacing au New Jersey.

La moto électrique de l'UdeS en vitrine au ePrix

Dans le cadre des festivités qui entouraient l'ePrix de Montréal, l'occasion était belle pour l'équipe de la moto électrique de l'Université de Sherbrooke (EMUS) de promouvoir sa création.
Ce sont les organisateurs de l'ePrix de Montréal qui ont approché l'équipe sherbrookoise afin de leur proposer un kiosque sur le site de la course durant les festivités de la fin de semaine. « Le but de notre présence est de montrer ce que Sherbrooke est capable de faire tout en faisant de la promotion. Ce sont les étudiants qui ont conçu la moto qui en font la promotion, ce qui permet de bien répondre aux questions des visiteurs. Nous avons un bon bagage de connaissances sur les véhicules électriques. C'est bon d'être en mesure de souligner les réussites de nos étudiants universitaires », note Alexandre Tessier, coordonnateur du projet de véhicules électriques à l'Université de Sherbrooke.
Le prototype de conception originale de l'UdeS peut atteindre une vitesse maximale de 250 km/h ce qui, jumelé à un deuxième titre consécutif au eMotoRacing du New Jersey le 19 juillet dernier, augmente considérablement l'intérêt auprès du groupe sherbrookois de la part des amateurs. « Au Québec, si je ne me trompe pas, nous avons la seule moto de ce genre conçue par des étudiants tandis qu'en Amérique du Nord, il n'y en a pas plus de cinq ou six. Il est important d'expliquer que cette moto n'est pas une conversion d'une moto à essence vers l'électricité, mais bien une conception à partir d'une page blanche. Tout a été fait à Sherbrooke par les étudiants », explique M. Tessier.
Bon pour l'électrification des transports
Malgré les nombreuses critiques qui ont déferlé sur l'organisation de l'ePrix de Montréal, l'équipe croit au bien-fondé d'un tel événement pour l'électrification des moyens de transport. « Le monde a peur de la performance et de l'autonomie, mais quand on arrive avec des événements comme ça, on peut démontrer que les véhicules et les technologies électriques sont prêts et plus performants. Ça permet de briser les barrières que la population entretient à l'égard de ce genre de véhicule. Lors du prochain achat d'un moyen de transport, ces personnes vont possiblement être encouragées à faire le virage électrique. C'est une culture et une autre façon de penser », estime le coordonnateur du projet de véhicules électriques à l'UdeS.