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Bill Daly a précisé que les nombreux cas chez les Canucks sont «préoccupants du point de vue de la santé et de la sécurité, pas nécessairement du point de vue du calendrier.»
Bill Daly a précisé que les nombreux cas chez les Canucks sont «préoccupants du point de vue de la santé et de la sécurité, pas nécessairement du point de vue du calendrier.»

La LNH reconnaît que la situation chez les Canucks est préoccupante

Melissa Couto
La Presse Canadienne
Joshua Clipperton
La Presse Canadienne
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Le commissaire adjoint de la LNH reconnaît que l’éclosion des cas de COVID-19 chez les Canucks de Vancouver est préoccupante, mais il demeure confiant que l’équipe sera en mesure de terminer son calendrier.

Dans un courriel adressé à La Presse Canadienne, lundi, Bill Daly a précisé que les nombreux cas chez les Canucks sont «préoccupants du point de vue de la santé et de la sécurité, pas nécessairement du point de vue du calendrier.»

Daly soutient que la ligue croit que les Canucks pourront compléter leur calendrier de 56 matchs.

Il a également souligné que la ligue ne changera pas ses protocoles COVID-19 à la suite de la situation des Canucks.

Après le retour positif du test de l’attaquant Adam Gaudette mardi dernier, l’entraînement s’est poursuivi en son absence, puis celui de mercredi matin s’est déroulé normalement.

L’ailier gauche Nils Hoglander a été ajouté à la liste du protocole de COVID-19 de la LNH, lundi, faisant en sorte que 17 des 22 joueurs de la formation régulière des Canucks y figurent.

Un joueur inscrit sur la liste du protocole de la ligue peut ne pas avoir été déclaré positif au virus - la liste, par exemple, inclut également des joueurs qui doivent s’isoler après avoir été en contact étroit ou pour des raisons de voyage. Un joueur dont le test est positif doit s’auto-isoler pendant 10 jours.

La liste est mise à jour quotidiennement, à 17 heures (heure de l’Est).

L’équipe a dû reporter quatre matchs à cause du virus. La prochaine rencontre des Canucks est prévue jeudi à Calgary contre les Flames. Les deux formations devaient s’affronter à nouveau samedi, mais la LNH a plutôt annoncé que les Oilers d’Edmonton allaient remplacer les Canucks pour cet affrontement. La ligue a aussi devancé à jeudi le duel de vendredi entre les Oilers et les Sénateurs d’Ottawa.

Plusieurs rapports ont indiqué que le variant P1 identifié pour la première fois au Brésil est soupçonné d’être en cause dans l’éclosion des Canucks, mais les Canucks et la LNH n’ont pas commenté publiquement les résultats des tests depuis que l’organisation a confirmé que Gaudette avait reçu un résultat positif la semaine dernière.

Un expert canadien des maladies infectieuses affirme que plus d’informations sont nécessaires à propos des Canucks avant de pouvoir offrir une analyse plus approfondie.

«Je pense qu’il est un peu tôt pour spéculer sur ce qui se passe chez les Canucks. Je soupçonne que l’éclosion là-bas sera probablement liée à la souche P1, mais nous ne savons pas encore si quelqu’un va souffrir d’infections graves, a indiqué le Dr Ilan Schwartz, spécialiste des maladies infectieuses à l’Université de l’Alberta.

«Il est certain que tous les variants, y compris ce que nous qualifions de forme virulente ou variant original, sont capables de provoquer une maladie symptomatique chez les jeunes, c’est juste le degré de symptomatologie qui est variable. Il est donc difficile de tirer des conclusions à partir d’un seul petit groupe. Mais cela devrait certainement servir d’avertissement aux Canadiens.»

Ailleurs

Les plus importantes éclosions de COVID-19 précédentes dans la LNH se sont toutes produites aux États-Unis.

Les quatre premiers matchs de la saison des Stars de Dallas ont été reportés lorsque 17 joueurs ont reçu des tests positifs - dont la plupart étaient asymptomatiques.

Les Devils du New Jersey ont compté 19 joueurs sur la liste du protocole COVID-19 et sept matchs ont été déplacés plus tôt cette saison, tandis que les Sabres de Buffalo ont eu neuf joueurs sur la liste et six matchs reportés.

Schwartz a ajouté qu’il n’est pas surpris de voir une éclosion au sein d’une équipe, même si des tests réguliers sont administrés.

«Je pense que ce n’était qu’une question de temps et c’est un peu similaire à ce que nous avons vu se produire à la Maison-Blanche.

«Fondamentalement, nous savons que le dépistage n’est pas une intervention en soi. Il permet, peut-être, d’identifier les personnes infectées plus tôt que si nous attendions simplement le développement des symptômes, mais s’il n’est pas également appliqué avec d’autres dispositifs et restrictions, c’est essentiellement comme se fier à un test de grossesse pour éviter une grossesse non désirée. Je crois donc que c’est probablement trop attendre d’un test seul de dépistage d’être en mesure de prévenir l’infection.»

L’éclosion chez les Canucks survient alors que la vaccination est plus lente au Canada que dans de nombreux États des États-Unis.

«Il y a deux pays différents, des règles différentes, des situations différentes, a noté le centre Mikael Backlund des Flames de Calgary. Nous ne pouvons vraiment rien y faire. Nous devons juste attendre notre tour.»