Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a écouté les gouverneurs des 12 équipes du circuit et a annoncé la suspension temporaire des activités au Québec.
Le commissaire de la LHJMQ, Gilles Courteau, a écouté les gouverneurs des 12 équipes du circuit et a annoncé la suspension temporaire des activités au Québec.

La LHJMQ suspend la saison des 12 clubs du Québec

Jérôme Gaudreau
Jérôme Gaudreau
La Tribune
Après avoir vu six de ses 12 équipes du Québec se retrouver en pause forcée en raison des zones rouges ou des cas de COVID-19 survenus au sein de deux de ses formations, la LHJMQ a choisi de suspendre les parties des formations des divisions Est et Ouest jusqu’au 28 octobre.

Cette décision a été prise mercredi en fin d’après-midi à la suite d’une réunion de l’Assemblée des membres.

« Alors que la moitié des équipes se retrouvent en zone rouge, il est devenu pratiquement impossible d’opérer dans de telles circonstances, a informé la LHJMQ par voie de communiqué. Néanmoins, les étudiants-athlètes de la LHJMQ continueront de pratiquer dans leurs installations et poursuivront leur parcours académique. »

La LHJMQ assure qu’elle « continue de travailler en étroite collaboration avec les agences de Santé publique et est engagée à suivre les consignes en place.»

« La collaboration de la ligue est cruciale dans la poursuite de nos activités », peut-on lire dans le communiqué.  

La décision prise par les gouverneurs de chaque équipe sera réévaluée dans deux semaines.

Notons que les équipes des Maritimes peuvent poursuivre leur calendrier. Il n’y a que les Wildcats de Moncton qui doivent se résoudre à remettre à plus tard les parties du prochain week-end puisque la région de Moncton est passée en zone orange au cours des derniers jours, ce qui oblige les équipes de sports collectifs de mettre leur activités de côté au Nouveau-Brunswick. 

Pas en marge de la société

L’entraîneur et directeur général du Phoenix de Sherbrooke, Stéphane Julien, ne semblait pas du tout surpris de la décision des gouverneurs de la LHJMQ. 

« Il y avait deux avenues: celle de former une bulle autour de chaque équipe, ce qui est impossible dans la LHJMQ, et espérer que le gouvernement accepte une dérogation concernant la LHJMQ et il y avait celle de suspendre nos activités, qui m’apparaît la plus logique. On fait partie d’une société. On n’est pas en marge seulement parce que nous jouons au hockey dans une ligue comme la LHJMQ. »

Pour avoir vécu de près une éclosion après avoir vu huit de ses joueurs être atteints de la COVID-19 et trois membres de l’entourage de l’équipe être victime de cette éclosion, Stéphane Julien admet que cette décision simplifie bien des choses. 

« Ça affecte tellement de gens, quand il y a des cas de COVID-19. Ce n’est vraiment pas facile à gérer. Si vous saviez le nombre d’appels qu’il a fallu effectuer dans les derniers jours. Nos joueurs ayant reçu un résultat positif pourront commencer le déconfinement samedi. Ceux qui étaient négatifs reprendront les entraînements mardi. On commence à s’en sortir et j’aurais difficilement vu mes joueurs affronter les Voltigeurs de Drummondville dans dix jours. »

Pendant ce temps, plusieurs équipes des Maritimes auront joué une dizaine de parties de plus que certaines formations des divisions Ouest et Est au début du mois de novembre. 

« Encore là, c’est difficile de prédire si la LHJMQ reprendra l’ensemble de ses activités en novembre. Tout dépend de la situation de la pandémie au Québec et des décisions de la Santé publique. Est-ce que notre club aura le temps à la fin de la saison de reprendre toutes ses parties ou bien le calcul du classement se fera au pro rata des points obtenus lors des matchs disputés? C’est difficile de composer un calendrier avec tout ce qui survient actuellement », termine Stéphane Julien.