Alexis Lafrenière n'a pas perdu son temps dans le bantam AAA. Au lieu de régresser comme le laisse entendre la croyance populaire, il n'a jamais cessé de progresser. -

La future force de frappe de la LHJMQ

COMMENTAIRE / Lorsque la saison 2016-2017 de la Ligue midget AAA du Québec a pris son envol en septembre dernier, tous les yeux étaient tournés vers Samuel Poulin et Xavier Parent du Collège Esther-Blondin. Puis est apparu Alexis Lafrenière des Vikings de St-Eustache qui leur a damé le pion en terminant au premier rang des compteurs du circuit Baillargé. Et à moins d'une surprise, Lafrenière prendra la route de l'Océanic de Rimouski qui parlera en premier lors de la prochaine séance de sélection de la LHJMQ. Voilà une organisation gâtée par le repêchage : Vincent Lecavalier, Brad Richards, Sidney Crosby. Attendons quand même avant de placer le nom de Lafrenière dans la même catégorie que ces grands.
La tenue de Lafrenière en 2016-2017 n'est pas une surprise. Cependant, elle relance la discussion sur la nécessité de surclasser les joueurs exceptionnels. Lafrenière a écoulé sa dernière saison bantam AAA dans cette division. Poulin et Parent ont préféré graduer prématurément dans le midget AAA et y jouer deux ans avant leur année de repêchage. Or, force est d'admettre que Lafrenière n'a pas perdu son temps dans le bantam AAA. Au lieu de régresser comme le laisse entendre la croyance populaire, il n'a jamais cessé de progresser.
Bref, la question s'impose : est-ce qu'on rend réellement service aux jeunes hockeyeurs quand on les surclasse prématurément? Alexis Lafrenière détient une partie de la réponse. D'ailleurs, rappelez-vous ce qu'a déjà affirmé Patrick Poulin, le père de Samuel, il y a plusieurs mois. « Mon fils restera dans le midget AAA à 16 ans s'il ne peut pas jouer sur les deux premiers trios de son équipe junior majeur. » Mais parions que s'il aboutit à Sherbrooke comme on peut le croire, les parents de Samuel résisteront difficilement à la tentation de le laisser jouer avec son frère Nicolas, peu importe la place qu'on lui fera dans l'équipe.
Devant Parent
Si Alexis Lafrenière s'est élevé cette année comme le premier de classe au Québec, on peut dire que Samuel a aussi déjoué les calculs des experts. Alors qu'ils étaient coéquipiers chez les pee-wee, Xavier Parent était le joueur le plus en vue au Québec. Les médias le pourchassaient, particulièrement au tournoi pee-wee de Québec. C'était Xavier Parent et les autres. Aujourd'hui, Samuel Poulin a passé devant.
Difficile de prédire qui entre ces trois joueurs aura la meilleure carrière junior. Mais c'est clair, préparez-vous à entendre parler d'eux pour plusieurs saisons.
Les frères Roy
J'ai connu les frères Hugo et Sacha chez les Cantonniers de Magog. Sur la glace, j'ai rarement vu des joueurs aux antipodes comme ces deux-là. Hugo, l'aîné, vient d'être honoré par la LHJMQ à titre de joueur le plus gentilhomme du circuit. C'est probablement le dernier trophée que Sacha voudrait toucher. Roy a été le joueur le plus pénalisé des Cantonniers lors de ses deux saisons passées à Magog. Un dur de dur qui poursuit sa carrière avec le Cap-Breton dans le circuit Courteau. Lors de la finale quatre de sept entre les Cantos et les Lions du Lac St-Louis la saison dernière, les Lions en avaient soupé de l'affronter et ils étaient bien contents d'éviter une septième partie pour ne plus l'avoir dans les jambes. D'ailleurs, si Roy avait encore évolué pour les Cantonniers cette saison, les Lions auraient été beaucoup moins fantasques samedi dernier à l'aréna de Magog.