Lyne Joly poursuit son rêve de participer aux Jeux paralympiques de Tokyo en 2020.

La force de rebondir de Lyne Joly

Moins d’un an après un accident de cheval, la cavalière Lyne Joly vise les Jeux paralympiques de 2020 à Tokyo. « C’est ce rêve qui fait qui me motive à me lever le matin », souligne-t-elle.

L’entraîneuse de chevaux est tombée de sa monture en janvier dernier, ce qui l’a laissée tétraplégique. Pendant un entraînement avec un jeune cheval qui avait un trop-plein d’énergie, la cavalière a été désarçonnée. Après une lourde chute, la cavalière s’est fracturé les cervicales C6 et C7, ce qui a paralysé ses jambes et ses mains.

Heureusement, la chute n’a pas refroidi la grande passion de Lyne Joly pour les chevaux. L’entraînement est exécuté sur une base quotidienne par la cavalière. « Quatre fois par semaine, je m’entraîne dans l’aréna. Je monte Blue, ma jument », explique celle qui caresse de bien grands rêves.

Par contre, rien n’est gagné pour l’amoureuse des chevaux. « Je n’ai plus d’abdominaux, donc je suis comme un œuf sur une table. Ça ne tient pas du tout. J’ai seulement 50 % de la force que j’avais dans mes mains », mentionne-t-elle.

En plus de l’entraînement à cheval, Mme Joly tente de récupérer de la force dans ses muscles. Grâce à sa persévérance, la situation de la cavalière s’est améliorée considérablement ces derniers mois. « Je fais de la natation une fois par semaine. 

e vais aussi au gymnase. Au début, j’étais paralysée à partir du cou. J’ai beaucoup gagné en force depuis la chute. Je sais que je vais devoir travailler fort pour atteindre mon objectif », affirme-t-elle.

Une expression dit qu’un cavalier doit remonter en selle le plus vite possible après un accident. Quatre mois après l’accident qui a privé Mme Joly de ses jambes, l’athlète remontait sur son animal préféré.

« Je suis sortie de l’hôpital au mois de mai. C’était peut-être tôt, mais c’est quand même ce que j’ai fait, sourit Mme Joly. Techniquement, je devrais encore être à l’hôpital. Je devrais être en réadaptation. Je suis capable de le faire à la maison. Mon conjoint m’aide beaucoup là-dedans », ajoute-t-elle.

Lorsqu’elle faisait de la compétition, Mme Joly montait son cheval Romero, son champion avec lequel elle a fait la pluie et le beau temps. « J’aimerais ça le monter en compétition. On va en trouver un autre s’il n’est pas prêt pour moi ou si je ne suis pas prête pour lui. On va certainement pouvoir arranger quelque chose », assure-t-elle.

L’adepte des chevaux possède encore cinq bêtes. Dix autres sont en pension chez elle, à Sherbrooke.

Aux Jeux paralympiques, Mme Joly aimerait participer à la compétition de dressage qui consiste à faire marcher le cheval. Les critères évalués dans cette discipline sont la puissance musculaire, l’ampleur des mouvements et la coordination.

Un souper-bénéfice

Comme Mme Joly n’a plus de gagne-pain, elle participera à un souper-bénéfice en janvier. « J’aimerais amasser assez d’argent pour pouvoir participer aux Jeux paralympiques de 2020. Mes amies organisent le souper. Il y a beaucoup de cadeaux qui seront tirés », indique-t-elle.

« L’entraînement coûte beaucoup d’argent, confirme Lyne Joly. De plus, il me faut une nouvelle selle adaptée. On a déjà réussi à modifier une selle, mais maintenant, je dois être capable de monter. Les services de la spécialiste en ergothérapie ne sont pas gratuits. En plus, le voyage coûtera cher », poursuit-elle.

Le souper se tiendra au Domaine Joly-Mont le 20 janvier. Des billets sont disponibles au coût de 100 $. « C’est grâce à tous mes amis qui organisent le souper-bénéfice et à Cheval Québec que je suis motivée à me lever le matin et de croire en mes rêves », se réjouit Lyne Joly.

Les personnes intéressées à participer au souper ou à apporter leur soutien à Lyne Joly peuvent rejoindre Caroline au 819 674-0208.