Mathieu Guillemette, l’entraîneur David Côté et le combattant Guillermo Cortez étaient présents à Québec au Nova Gym pour encourager la Sherbrookoise Karine Beljadj le 24 août.

La doyenne des arts martiaux mixtes

Il n’y a pas d’âge pour se découvrir une nouvelle passion. Même si cette passion s’appelle les arts martiaux mixtes. À l’âge de 45 ans, Karine Beljadj a remporté son premier combat en K-1. Et certainement pas son dernier.

La Sherbrookoise avait pratiqué le karaté pendant une seule année alors qu’elle avait 18 ans avant de revenir dans le monde des sports de combat.

« Mais après un coup dur dans ma vie, j’avais besoin de quelque chose de nouveau pour canaliser certains sentiments. C’est à ce moment que j’ai essayé le kickboxing. J’avais alors 42 ans. »

En s’inscrivant à l’Académie SGS et en côtoyant son entraîneur David Côté, Karine Beljadj a décidé d’ajouter une autre corde à son arc en pratiquant le jiu-jitsu. Et ensuite, le muay thaï.

« J’ai alors fait le saut vers la compétition en participant à un premier combat de muay thaï. Mais j’ai perdu par décision. »

La combattante a rapidement compris qu’il ne fallait jamais laisser la décision d’un combat entre les mains des juges.

« Selon plusieurs, je méritais la victoire. Je crois encore qu’il s’agissait d’une mauvaise décision », estime-t-elle.

Le 24 août à Québec, Karine Beljadj n’a pas laissé les arbitres décider de son sort : elle a battu Ariane Gauthier-Gimont par TKO au deuxième round lors d’un combat de K-1 [NDLR coups de pied et coups de poing uniquement].

« J’étais beaucoup moins stressée qu’à mon premier combat. J’étais quand même nerveuse, mais c’était un bon stress. Le sentiment après avoir gagné était assez spécial. Quand les autres ont su mon âge, tout le monde était surpris de me voir dans l’octogone à 45 ans. »

Si les combats lui amènent une bonne dose d’adrénaline, Karine Beljadj croit avant tout que l’entraînement lui apporte beaucoup de bénéfices.

« Je dois être très disciplinée. Et je me sens beaucoup plus en forme. Les arts martiaux mixtes me permettent de repousser mes limites. Je me sens très bien grâce à cette discipline. Durant les combats, je peux vivre le moment présent. Et durant les entraînements, je me donne à fond et je me défoule. Mentalement, ça fait beaucoup de bien. Puis même si ce n’est pas mon intention, plusieurs me trouvent inspirante à cause de mon âge. Tant mieux, si ça peut amener les autres à se dépasser également », affirme Karine Beljadj.

Cette dernière admet finalement que les arts martiaux mixtes demeureront toutefois un passe-temps.

« Je suis trop vieille pour faire le saut chez les professionnels de toute façon ! » lance-t-elle en riant.