Geneviève Côté se réjouit de la hausse de popularité pour le volleyball, mais espère que la Ville de Sherbrooke, ou d’autres partenaires, aide le club Envolley afin d’offrir un plus grand nombre de plateaux.

La croissance du volleyball limitée par un manque de terrains

Le volleyball a la cote à Sherbrooke. Que ce soit à l’intérieur ou sur le sable. Mais le club civil Envolley doit refuser des inscriptions, faute de terrains disponibles. Une situation qui arrive au bien mauvais moment puisque ce sport est en pleine croissance.

Plus de 1000 joueurs et joueuses s’inscrivent chaque année dans le volet jeunesse et le volet adulte, au volleyball de plage ou au volleyball intérieur. La directrice générale de l’Envolley s’en réjouit, mais admet que les possibilités de croissance demeurent limitées par une question d’infrastructures.


«  On ne veut pas seulement être une ville de volleyball. On veut que Sherbrooke soit LA ville de volleyball au Québec.  »
Geneviève Côté

«Il manque de gymnase, constate Geneviève Côté. C’est malheureusement le cas pour presque tous les sports de gymnase. On est un club sans but lucratif depuis 1996 et on collabore avec les institutions scolaires pour obtenir des plateaux d’entraînement. On ne possède pas de complexe sportif ici à Sherbrooke, contrairement à ailleurs. On investit beaucoup d’énergie et de temps dans la location de plateaux.»

Si Annie Martin a été inspirante pour la relève féminine, maintenant, l’effet Nicolas Hoag se fait ressentir:

«Le volleyball prend de l’ampleur à Sherbrooke, plaide Geneviève Côté. On compte deux ligues des plus chez les adultes cette année et au scolaire, une nouvelle division atome sera formée. Au mini-volley, on accueille de plus en plus de joueurs, ce qui aura un impact chez les écoles bientôt. Je mesure aussi un regain de popularité pour le volleyball en observant l’intérêt des universitaires. Plusieurs étudiants n’ont pu s’inscrire aux ligues intra-muros, faute de place, alors ils de tournent vers nous.»

Cette vague de popularité chez les hommes force l’Envolley à demander un programme sport-études l’an prochain au Triolet chez les garçons.

«On ne veut pas seulement être une ville de volleyball. On veut que Sherbrooke soit LA ville de volleyball au Québec. En région, on accueille les meilleurs du Québec, comme au Collège François Delaplace. Volleyball Québec choisit souvent les installations de Sherbrooke pour des camps au volleyball intérieur et au volleyball de plage.»

Le parc Atto-Beaver demeure également très populaire.

«Il y a neuf terrains au parc Atto-Beaver, mais puisque c’est une zone inondable, on ne peut plus jouer quand la nuit tombe et il est impossible d’y installer un système d’éclairage. On a dû refuser des équipes au volleyball de plage. On est même prêts à cohabiter avec d’autres sports pour l’intérieur. On pense entre autres à la gymnastique, connaissant les problèmes d’installations chez Sher-Gym. Ça nous prend des plafonds plus haut, nous aussi. Chose certaine, on doit gagner en autonomie. Cela nous aiderait à attirer des championnats nationaux», termine la directrice du club.