Laurence Vincent-Lapointe pourrait gagner huit médailles d’or aux Championnats canadiens de canoë-kayak présentés à Sherbrooke.

La coqueluche du canoë-kayak est en ville

La canoéiste Laurence Vincent-Lapointe était encore méconnue du grand public jusqu’à tout récemment. Et pourtant, elle a remporté les Championnats du monde à 13 reprises. Son nom circule désormais de plus en plus et c’est la raison pour laquelle tous les yeux seront rivés sur elle lors des Championnats canadiens de canoë-kayak, présentés à Sherbrooke jusqu’à dimanche.

Revenue lundi du Portugal, l’athlète de 26 ans n’a pas le temps de chômer cet été. 

« Je suis de retour depuis hier après avoir participé aux Championnats du monde seniors durant lesquels j’ai gagné mes trois finales. Une en C-1 sur 200 m, une autre en C-2 sur 500 m et une dernière en C-1 sur 5000 m. Normalement, je suis une spécialiste des courtes distances, donc je suis assez satisfaite de ma médaille d’or sur 5000 m. Après ma semaine à Sherbrooke, je profiterai de deux semaines de pause avant d’aller en Nouvelle-Écosse pour les Championnats panaméricains. Finalement, j’aurai une compétition en Chine et une autre en Russie dans la même semaine. Ça n’arrête pas ! »

Laurence Vincent-Lapointe admet qu’elle est passée du stade de presque parfaite inconnue aux yeux de la population générale à celui de championne du monde, et ce, en quelques semaines seulement.

« C’est une bonne nouvelle, mais ça n’arrive pas de nulle part. J’avais dix titres mondiaux à mon actif et j’étais encore très peu connue. J’ai donc fait appel à une agence qui m’aide à trouver des commanditaires et à obtenir de la visibilité. Ce qui a aidé surtout, c’est mon année incroyable : je n’ai obtenu que des premières places avec des temps de plus en plus rapides. Ça ne peut pas nuire ! »

L’athlète de Trois-Rivières admet que sa présence à Sherbrooke n’est pas trop stressante après avoir connu l’expérience des Mondiaux à quelques occasions.

« C’est ma gâterie de l’année, mais ce ne sera pas de tout repos : huit courses sans compter les qualifications. C’est énorme. Mais venir ici, ça me rend de bonne humeur. Je suis avec les membres de mon club, je côtoie les jeunes qui me voient seulement à la télé et mon simple but, c’est de m’amuser tout en aidant le Club de Trois-Rivières à gagner. On termine normalement au quatrième rang et on tentera d’améliorer cette position dans les prochains jours. En plus, on est proches de la maison. C’est notre compétition ! » 

La championne du monde apprécie d’ailleurs le site installé au lac des Nations. 

« En n’étant pas très loin du centre-ville, c’est accessible au public et en plus, c’est chaleureux. Les sites urbains sont normalement entourés de béton et ici on est en pleine nature. Il y a beaucoup de vent et beaucoup d’algues par contre aujourd’hui. »

Enfin les Jeux olympiques

Après avoir ajouté trois autres médailles d’or aux Mondiaux, Laurence Vincent-Lapointe peut maintenant viser encore plus haut.

« Il n’y a jamais eu de Jeux olympiques en canot et en 2020 à Tokyo, ce sera la première fois que les femmes pourront prendre part à cette discipline aux Jeux. J’aurai alors l’occasion de gagner deux médailles : une dans ma spécialité en C-1 200 m et une autre en C-2 500 m. C’est ce que je vise, du moins ! »