Jordan Speith, le champion en titre d'Augusta ne se présente pas en touriste. Il tient à son veston vert, mais l'on sait tous que ce n'est pas facile de défendre avec succès ce veston.

La bataille des «J» à Augusta!

Jeudi, le rideau se lève sur la 80e édition du tournoi des Maîtres, premier majeur de la saison 2016.
Une autre chose à retenir. Quoi! Un seul québécois dans toute l'histoire du prestigieux Masters a eu la chance d'y participer, prenant le départ à trois reprises, soit en 1935, 1936 et 1940. Son nom, le légendaire Jules Huot, qui a séjourné brièvement à Magog. Il était employé de la Dominion Textiles. En raison de l'absence d'un terrain de golf à Magog, Juot a opté pour un retour à Boischatel, là ou il a fait ses débuts au ce sport.
Foulant le parcours Augusta National à trois reprises, Jules Huot a eu l'occasion de côtoyer les Bobby Jones, Ben Hogan et Gene Sarasen - étant témoin du « double-eagle » de ce dernier - en plus d'avoir eu le privilège d'échanger avec le cofondateur Clifford Roberts. Un exploit en soi, celui de Jules, même s'il en est rarement fait mention. À la lecture du bouquin d'André Maltais, cette légende du golf fut un « premier de classe » à bien des niveaux.
Revenons à nos moutons!
La bataille des « J », coiffant ce billet, tourne autour de deux des favoris, Jason Day, le nouveau numéro 1 mondial, ainsi que Jordan Speith, le champion en titre. Speith ne s'y présente pas en touriste. Il tient à son veston vert, mais l'on sait tous que ce n'est pas facile de défendre avec succès ce veston. Day, quant à lui, faira tout pour conserver son titre de numéro 1 mondial, une position que son ami et « conseiller » Tiger Woods a occupée durant des semaines... et des mois!
Supposons que je vais un peu plus loin sur la liste des inscrits - ils sont 89 regroupés à Augusta - la possibilité que l'on assiste qu'à une seule bataille des « J » est mince, vous pouvez me croire!
Pourquoi les « J »
Day, n'a-t-il pas comme prénom Jason et Speith, fut baptisé Jordan. Et, le 3e « J » porte le prénom de Justin pour Rose, 8e au classement mondial et 2e l'an dernier à Augusta. Il est une menace au Masters. Un autre Justin, Thomas celui-là, ne figure pas dans le top 10, mais le jeune, à son année recrue au Masters, a le talent pour mêler les cartes.
Si l'on se retrouve avec des « J » en première ligne, les « S » sont à surveiller avec Adam Scott qui a balayé la Floride ainsi qu'un Éric Stenson, jamais bien loin.
J'espère pour vous que vous avez en main une feuille « 8½ x 11 », car la liste ne s'arrête pas là.
Bubba Watson aimerait bien déposer un autre veston dans son placard, Dustin Johnson est toujours à la recherche d'un majeur. Rory McIlroy a besoin du veston vert pour compléter son Grand chelem. Rickie Fowler serait comblé s'il pouvait revivre sa semaine du TPC de 2015. Phil Mickelson se présente confiant. Louis Oosthuizen a flirté longtemps avec les meilleurs. Matt Kuchar est un petit gars du coin. Le fer droit de Snedeker est-il chaud?
Les fans de golf y sont familiers, la parité n'a jamais été aussi présente qu'en ce moment à la grandeur de la planète. Rarement une semaine s'écoule sans y voir apparaître un nouveau visage... et ils sont jeunes!