La triple médaillée olympique Kim Boutin a pris le temps de poser pour Jake Bouvier et sa soeur June, vendredi matin, en marge du départ des sélections canadiennes juniors, qui se déroulent jusqu’à dimanche à l’aréna Eugène-Lalonde.

Kim Boutin encourage la relève

Les quelque 120 patineurs et patineurs canadiens qui participent aux sélections canadiennes juniors de patinage de vitesse courte piste, qui se déroulent à l’aréna Eugène-Lalonde, se sont élancés sous le regard intéressé de la triple médaillée olympique des Jeux olympiques de Pyeongchang, Kim Boutin.

La marraine d’honneur du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke (CPVS) est de retour de Sofia, en Bulgarie, où elle a remporté trois médailles lors du Championnat du monde patinage de vitesse courte piste et une troisième place au classement cumulatif. Sa médaille d’argent au 1500 m était son meilleur résultat en carrière en Championnat du monde.

En pause pour les deux prochaines semaines, la Sherbrookoise ne s’est pas fait prier pour participer à la cérémonie d’ouverture de l’événement, vendredi matin en compagnie du maire de Sherbrooke Steve Lussier.

« Elle nous a confirmé sa venue mercredi soir. C’est toujours un plaisir de pouvoir compter sur sa présence à nos compétitions. Si les patineurs de notre club, et les gens de Sherbrooke la connaissent très bien, les patineurs d’ailleurs au Canada vont pouvoir la rencontrer. Elle est généreuse de son temps, c’est une étoile accessible et concrète, en plus d’être un super beau modèle pour les jeunes », a dit Marie-Claude Farrell, responsable des communications du CPVS.

Une affirmation partagée par la médaillée olympique, qui faisait vibrer le Canada en entier, il y a un peu plus d’un an, lors des Olympiques de Pyeongchang.

« C’était le bon timing pour moi, ça me fait toujours plaisir de revenir au CPVS! Il y a des moments où ça vaut la peine de faire ces choses, j’adore redonner et rencontrer les jeunes athlètes », a indiqué la patineuse de 24 ans.

Devant elle, sur la surface rapide de l’aréna Eugène-Lalonde, les vagues de qualification du 1000 m se poursuivaient, tant pour les garçons que pour les filles, âgés entre 15 et 19 ans.

Les sélections canadiennes juniors sont une étape importante dans le cheminement d’un jeune patineur courte piste, confirme Kim Boutin.

« Cette compétition me rappelle de bons souvenirs. À cet âge-là, c’est LA compétition à laquelle tu veux participer, c’est la plus grosse à ce moment là de ta carrière. Tu es rendue à ce point où tu es plus conscient de ce que ça signifie performer sous pression. C’est la première grosse étape; tu vis des échecs et des réussites et c’est ce qui te forge comme athlète. »

Jeunes et moins jeunes n’ont pas hésité à aller à la rencontre de la médaillée olympique, que ce soit pour une photo ou un brin de jasette.

« Ce sont les plus jeunes qui sont les plus cutes! J’ai rencontré deux jeunes du primaire, tout à l’heure, et c’est drôle, car il ne me pose pas tant de questions. Ce sont eux qui me racontent leurs anecdotes, leurs courses! Je trouve ça beau! »

Une troisième place satisfaisante

D’entrée de jeu, Kim Boutin confirme qu’elle s’est présentée à Sofia avec un seul objectif; devenir championne du monde.

Si elle n’a pu atteindre la première marche, elle se dit toutefois satisfaite d’avoir adopté une attitude en course, une attitude plus fonceuse.

« Je m’en allais à Sofia avec des gros objectifs, je visais le Championnat du monde. C’était la première fois de ma carrière que je voulais autant gagner. Il a fallu que je compose avec ces nouveaux objectifs et je suis vraiment fière de ma compétition. Au final, toutes les actions que j’ai prises dans mes courses étaient pour gagner et devenir une meilleure athlète. J’avais donc une approche de course différente de celle des Jeux olympiques; (à Pyeongchang), j’ai trouvé que quand j’avais une position et qu’il ne restait que deux tours à faire, je me contentais de garder ma position même si j’avais la force de gagner l’or. Un déclic s’est fait; au 1000 m à Sofia, j’ai tout donné pour l’or, même si ainsi j’ai perdu la deuxième place, mais j’étais contente de voir la nouvelle façon que j’ai de courser et les outils que j’ai en plus. »

« Je n’ai jamais mis l’accent complètement sur les résultats, et ça ne changera pas. Je dois maintenant modifier quelques points techniques, car il y a une raison pour laquelle je ne suis pas championne du monde cette année. Je dois revenir à la base. »

La compétition du 500 m se déroulera samedi, alors que le 1000 m se déroulera dimanche.