Les chances de voir la Sherbrookoise Kim Boutin aux Jeux olympiques de Pyeongchang sont très fortes.

Kim Boutin en version 2.0

Si Kim Boutin connaît autant de succès présentement aux Sélections olympiques canadiennes de patinage de vitesse courte piste, c'est parce que la Sherbrookoise a changé sa façon d'aborder les courses. Ce qui lui permet maintenant d'occuper une place de choix dans la hiérarchie du patinage de vitesse au Canada.
Grâce à ses prestations impressionnantes lors des trois premières journées de compétitions, Kim Boutin peut déjà rêver aux Jeux olympiques de Pyeongchang qui auront lieu l'hiver prochain.
Elle succéderait ainsi aux autres Sherbrookois Mathieu Turcotte, Sylvie Daigle, Valérie Lambert ainsi que Maryse et Annie Perreault.
« Ça fait deux ans que je travaille beaucoup sur moi-même en ce qui concerne ma préparation. J'ai modifié ma façon d'entrevoir les courses. Le côté compétitif m'envahissait beaucoup. Maintenant, j'adopte un meilleur équilibre et je ne pense pas toujours à la compétition. Je crois être plus mature psychologiquement et ça fait une grosse différence. Parce que comme dans plusieurs autres disciplines, le volet psychologique occupe une place importante afin de réussir », explique la jeune athlète de 22 ans.
Avec la blessure à Marianne St-Gelais, Kim Boutin a pris la tête du classement grâce à trois victoires au 500 m, 1000 m et 1500 m et une deuxième place lors de la deuxième épreuve de 1500 m dominée par Valérie Maltais. Lundi, Boutin a ajouté un autre triomphe au 500 m.
« Marianne ne patine pas, mais elle pourrait certainement recevoir un laissez-passer pour les Jeux olympiques grâce au bagage d'expérience qu'elle possède. Elle est quand même la vice-championne du monde. Les trois premières obtiendront leur billet et on peut penser que Marianne aura une exemption, donc je dois terminer les sélections dans le top 2 », informe l'ancienne membre du Club de patinage de vitesse de Sherbrooke.
Cette dernière se dit fière de voir la relève pousser les vétérans vers l'excellence. Comme Samuel Girard chez les hommes, qui en impressionne plus d'un cette semaine.
« On donne une opposition aux plus vieux. Les jeunes doivent croire en eux et j'ai de plus en plus confiance en moi. Je suis contente de voir que je fais partie de l'élite et j'ai hâte de voir si j'aurai la chance de me mesurer aux meilleurs au monde dans trois épreuves différentes lors des prochains Jeux olympiques », explique-t-elle, tout en mentionnant que Charles Hamelin et sa copine Marianne St-Gelais ne sont plus seuls dans cette conquête de médailles du Canada en patinage de vitesse.
Une pensée pour Sherbrooke
Même si Kim Boutin habite désormais Montréal, la patineuse de vitesse n'oublie pas ses origines.
« Mes parents sont encore à Sherbrooke. J'étudie à Montréal à temps partiel en éducation spécialisée et j'ai encore une belle relation avec le Club de patinage de vitesse de Sherbrooke, que j'ai quitté à l'âge de 17 ans. L'entraîneuse Karine Proteau m'envoie encore régulièrement des petits mots d'encouragement. Je participe aussi aux activités du CPVS à l'occasion et j'aime rencontrer les plus jeunes. Si je constitue un modèle pour eux, c'est tant mieux », admet Kim Boutin, qui poursuivra ses compétitions dans les prochains jours, à la recherche d'une confirmation de sa présence aux JO.