À l’âge de 26 ans, Justin Chapdelaine devient coordonnateur de l’attaque des Gaiters de Bishop’s.

Justin Chapdelaine revient à la maison

La famille Chapdelaine est de retour dans le giron de l’Université Bishop’s.

Quelque 28 ans après que Jacques Chapdelaine eut fait ses débuts comme coordonnateur offensif avec les Gaiters, c’est maintenant au tour de son fils Justin de prendre le flambeau.

Le jeune homme de 26 ans a été embauché par les Gaiters jeudi afin de succéder à Pat Boies à la tête de l’unité offensive de l’équipe. Il a signé une entente de deux ans avec l’institution anglophone sherbrookoise.

Ce boulot à Bishop’s est en quelque sorte un retour à la maison pour Justin Chapdelaine, qui est né à Sherbrooke et où il a vécu les cinq premières années de sa vie. Son père Jacques a été coordonnateur offensif des Gaiters en 1990 et 1991.

Justin Chapdelaine était au volant de son auto, dans l’état américain du Montana, lorsque La Tribune a pu le joindre. Il venait de quitter le foyer familial, quelques heures plus tôt, situé en Colombie-Britannique.

Il prévoyait arriver en Estrie dimanche soir et être à son poste à Bishop’s dès lundi matin.

« Je veux arriver le plus vite possible afin de rencontrer les gars et de présenter mes choses. Quand on est entraîneur, le temps est très important », a-t-il expliqué.

Le coaching, on s’en doutera, Justin Chapdelaine a ça dans le sang. À l’aube de la saison 2017, la première à titre d’entraîneur-chef des Alouettes pour Jacques, ce dernier a nommé son fils entraîneur des receveurs de l’équipe.

Un choix audacieux, mais à la lueur du cv déjà bien garni du jeune homme, avait bien du sens. D’ailleurs, père et fils ont également travaillé ensemble à l’Université Simon Fraser, en Colombie-Britannique, mais aussi avec les Riders de la Saskatchewan, où il fut l’assistant offensif de son père, qui était coordonnateur offensif.

Justin Chapdelaine a joué avec Queens au football universitaire canadien, et il a remporté la Coupe Vanier en 2009.

Mais cette fois, il sera seul dans l’aventure.

« J’ai rencontré Chérif une première fois en 2014, alors qu’avec Jacques, on rencontrait les personnels d’entraîneurs des équipes collégiales au Québec. Il était au Vieux-Montréal à l’époque. Et plus récemment, l’été dernier, lors du camp d’entraînement des Alouettes à Bishop’s. Il assistait à nos réunions à titre d’invité », s’est souvenu Justin Chapdelaine.

Ce dernier a quitté les Alouettes en même temps que son père, lorsque ce dernier a été congédié, en septembre 2017. Il est retourné au domicile familial, en Colombie-Britannique.

Sous contrat jusqu’en décembre avec Montréal, il a attendu la bonne opportunité. Et de toutes les offres qu’il a reçues, celle des Gaiters lui proposait le plus beau défi.

« Je n’ai jamais dirigé une attaque et c’était l’un de mes objectifs. Avoir ce rôle de leadership, de donner ma couleur à une unité offensive, de décider des jeux, je voulais vivre ça. »

« Je crois que Bishop’s a le potentiel pour réussir. Son passage dans les Maritimes sera bénéfique à long terme, j’en suis sûr. Je voulais relever le défi », a-t-il indiqué, en précisant que son paternel fut impliqué de près dans tout le processus décisionnel.

« Il a toujours été présent, et il sera toujours prêt à m’épauler. Il a vraiment apprécié son passage à Bishop’s, alors il n’avait que des bons mots pour l’institution. »

Rencontrer les joueurs, discuter avec ses entraîneurs de position, préparer le camp de printemps et s’atteler au recrutement. 

Dès lundi, Justin Chapdelaine sera bien occupé.

« C’est le début d’une belle aventure. C’est un perfect fit pour moi et j’ai très hâte de me mettre au boulot. »

Une prise de choix pour Bishop’s

« Justin a été très enthousiaste dès que je l’ai contacté. Il arrive avec une multitude d’expérience. Il a joué à Queens, il a gagné une Coupe Vanier. Il a eu de l’expérience chez les pros. Et il a longtemps côtoyé son père et son système offensif, un système qui est à la base de celui de plusieurs équipes au Canada », a mentionné l’entraîneur-chef des Gaiters Chérif Nicolas.

« C’est un gros coup pour l’organisation. Et en plus, c’est le retour de la famille Chapdelaine à Bishop’s. Ça suscite beaucoup d’engouement, notamment chez les anciens. »

« J’aime m’associer à des jeunes coachs dynamiques qui ont faim et qui ont connu la victoire. Moi-même je deviens meilleur. Je suis très content de son arrivée. »