À sa deuxième saison avec les Huskies de Rouyn-Noranda, le Magogois Justin Bergeron a pu soulever la précieuse Coupe Memorial avec ses coéquipiers.

Justin Bergeron réalise l’ampleur de l’exploit

Un peu moins de 24 heures après la conquête de la Coupe Memorial par les Huskies de Rouyn-Noranda, le Magogois Justin Bergeron, un des piliers des champions canadiens à la défensive, commençait à réaliser l’ampleur de l’exploit signé par la formation de l’Abitibi-Témiscamingue.

Bergeron, qui en était à sa deuxième saison à Rouyn-Noranda après avoir complété son passage au midget AAA avec l’équipe de sa ville, les Cantonniers, pensait à tout le chemin parcouru depuis le jour un du camp d’entraînement quand les Huskies étaient déjà étiquetés comme l’équipe à battre dans la LHJMQ.

« Les médias nous rappelaient souvent que nous étions les favoris. C’était encore plus vrai avec le renfort obtenu durant la saison. On ne ressentait pas de pression supplémentaire, mais nous n’avons jamais rien tenu pour acquis. Je pense que ça se voyait aussi dans le feu de l’action avec notre style de jeu axé sur l’effort et l’intensité. Avec notre entraîneur Mario Pouliot, il n’y avait aucun passe-droit sur ce plan », a raconté Bergeron.

En contrôle

Revenant sur leur consécration à la Coupe Memorial, Justin Bergeron affirme que son équipe a toujours été en contrôle de la situation en dépit d’une défaite au début du tournoi et même en retard 0-2 dans le match de la finale contre les Mooseheads de Halifax.

« Ce n’est pas une défaite qui allait nous ébranler. Pour ce qui est de notre victoire en finale, il n’y a jamais eu de panique même en retard de deux buts pour la simple et unique raison qu’on ne jouait pas du mauvais hockey. On sentait que c’était sur le point de débloquer. On a continué d’appliquer de la pression, de jouer notre style. Le premier but est venu et les autres ont suivi », rappelle Bergeron qui avait passé une saison avec les Carnicas cadets de La Ruche à Magog avant de poursuivre dans le midget AAA.

Pas intimidés

Les Huskies n’ont jamais été intimidés par la foule bruyante et partisane qui appuyait leur équipe locale à Halifax. « On avait gagné la Coupe du Président à Halifax même. Ce n’était pas un problème pour nous d’y retourner pour la Coupe Memorial et retrouver les Mooseheads pour le match ultime. Sur la glace, la rivalité était réelle entre les deux équipes. En tenant compte de la finale de la LHJMQ, ça faisait tout de même huit fois qu’on s’affrontait en peu de temps. Qu’on le veuille ou non, ça crée de l’animosité », a mentionné Bergeron qui entend bien se payer du repos au cours des prochains jours.

« La longue saison, les séries, c’était déjà beaucoup et je suis pas mal certain que ce sont tous les joueurs des quatre équipes qui ressentaient de la fatigue à la Coupe Memorial. Mais une fois que tu joues pour ce gros trophée, tu laisses la fatigue derrière toi dans le vestiaire. »

Bergeron, qui avait participé au camp des recrues des Bruins de Boston avant le début de la saison 2018-2019, attendra maintenant le prochain repêchage de la Ligue nationale. « J’aimerais bien être repêché ou à tout le moins recevoir une autre invitation », confie le défenseur qui a accumulé 87 points, dont 25 buts, en deux saisons à Rouyn-Noranda.