Julien Bourget s’amuse à déstabiliser les défensives adverses avec sa vitesse.

Julien Bourget, rapide et dangereux

Arrivé en renfort en janvier 2019 pour remplacer Marshall Lessard qui avait gradué avec les Foreurs de Val d’Or pour le reste de la saison de la LHJMQ, Julien Bourget a donné raison à son entraîneur Félix Potvin chez les Cantonniers de Magog qui voyait en lui un beau potentiel à développer.

Utilisé surtout comme joueur de soutien la saison dernière, quand il a fait le saut avec les Cantonniers, Julien Bourget est devenu un rouage important cette saison comme en font foi ses 28 points, dont 23 passes, en 29 parties. Bourget est le deuxième meilleur passeur du circuit Lévesque avec ses 23 mentions d’aide. Il est aussi le deuxième pointeur des Magogois.

« J’ai toujours été reconnu comme un joueur qui aime distribuer la rondelle. C’est dans ma nature de chercher les joueurs qui sont en meilleure position que moi sur la glace. Parfois je suis le mieux positionné pour tirer au but et je sais que je devrais m’efforcer de lancer plus souvent. Je ne suis pas un marqueur naturel, mais je peux faire mieux si j’amène un peu plus de variété dans mon jeu. C’est mental mon affaire », soutient Bourget qui esquisse un léger sourire quand il songe à ses nombreux buts ratés depuis le début de la saison.

« J’ai lancé à côté de quelques cages complètement désertes. C’est vrai que j’étais pressé dans mes mouvements, mais ce n’est pas une excuse », mentionne le numéro 29 des Cantonniers qui pourrait facilement avoir trois ou quatre buts de plus à sa fiche s’il avait fait preuve de plus d’opportunisme.

Coup de patin

L’attaquant de Drummondville n’est pas seulement un bon fabricant de jeux. Sa vitesse déstabilise souvent l’adversaire. Bourget figure assurément parmi les patineurs les plus rapides de la ligue. « Tant mieux si les défenseurs adverses sont sur les talons quand j’entre en pleine vitesse en zone ennemie. Je ne suis pas le seul bon patineur dans l’équipe cette année. C’est l’une de nos forces. Il y d’autres équipes rapides. C’est important qu’on rivalise avec celles-ci sur ce plan », prétend Bourget.

Revenant sur l’expérience acquise avec les Cantonniers la saison dernière, Julien Bourget est convaincu que cela l’a aidé à devenir un joueur plus complet. « J’avais un rôle plus effacé et ça me convenait dans les circonstances. J’étais assis dans la bonne chaise à l’époque. On a gagné les séries; on a disputé la finale de la Coupe Telus, ce qui m’a aidé à devenir meilleur. J’étais entouré de gagnants. Cette année j’ai sauté sur l’occasion qui s’offrait à moi d’avoir de plus grandes responsabilités. Je comprends aussi ce que les joueurs de première année vivent. Je peux les aider à mon tour. »

L’entraide

D’ailleurs, de l’aveu même de Bourget, l’entraide explique en grande partie les succès de l’équipe cette saison. « L’équipe était tellement puissante il y a un an et on le voit avec tous les anciens Cantonniers qui se signalent à leur première année dans la LHJMQ. Cette année l’équipe est un peu différente avec moins de gros canons, mais jusqu’ici les résultats peuvent se comparer. Nous formons un groupe tellement uni, solidaire. Les 20 joueurs avancent dans la même direction. Et on ne ménage pas les efforts. Je n’ai jamais fait partie d’une formation aussi travaillante et avec un tel esprit d’équipe. »

Qu’on se le dise, Julien Bourget est justement un des premiers à montrer l’exemple.