Jocelyn Thibault, André Roy, Stéphane Robidas et Bruno Vachon formaient le quatuor d'honneur du tournoi.

Jouer au golf pour les athlètes de l'Estrie

Plus de 140 golfeurs ont pris d'assaut les allées du club de golf Milby jeudi à l'occasion du 3e Omnium de golf Jocelyn Thibault qui vise à amasser des fonds pour soutenir les athlètes locaux. Au final, c'est 20 194 $ qui aideront les athlètes estriens à atteindre le sommet de leur sport.
C'est la première année que tous les billets ont été vendus. « C'est le tournoi qui prend de la maturité et le comité organisateur est meilleur », lance Jocelyn Thibault en riant. « On a pris de l'expérience en trois ans. Il y a aussi un renouvellement des gens qui participent à ce genre de tournoi à Sherbrooke et on bâtit notre clientèle tranquillement. »
Des représentants de plusieurs fondations sportives de la région s'étaient donné rendez-vous pour amasser la plus grande somme en trois ans d'existence de l'omnium.
« En général, les dernières années n'ont pas été très bonnes pour les sommes investis dans le soutien aux athlètes, précise Jocelyn Thibault. Mais on fait face à un renouveau et notamment le tournoi de golf génère de plus en plus d'argent. On veut que ça soit de mieux en mieux d'année en année. »
« Comme des F1 »
Le financement fait toute la différence pour les athlètes amateurs qui étaient nombreux au terrain de golf pour discuter avec les joueurs. Les athlètes peuvent ainsi obtenir les conseils de nutritionnistes, psychologues sportifs, thérapeutes ou même entraîneurs privés sans avoir à délier les cordons de leur bourse.
Ces services sont essentiels selon le planchiste Sébastien Beaulieu.
« On a besoin d'aide dans tellement de sphères, explique-t-il. On est comme des F1, tout est une question de détail. La nutrition ou la psychologie, tout entre en jeu. »
« Je viens tout juste de me faire opérer à l'épaule et à 80 $ la séance, la facture monte vite si tu veux revenir rapidement à la compétition », ajoute-t-il.
Samuelle Bergeron, qui pratique le lancer du marteau, est en année de transition dans son sport. Elle change de catégorie, elle doit donc lancer des marteaux de quatre kilos au lieu de trois. Une épreuve qui peut être difficile pour le moral.
« Ça ne paraît pas, mais ça peut être difficile, lance-t-elle. On a besoin de psychologues sportifs quelquefois. »
« C'est difficile d'aller chercher du financement surtout en athlétisme parce que c'est du sport individuel, conclut Alex Porlier-Langlois, 23 ans. Les activités de financement comme aujourd'hui nous permettent d'avoir accès à des services que l'on n'aurait pas autrement. »