Jean Baillargeon excelle aux quilles à l’âge de 97 ans.

Jouer 200 aux quilles à 97 ans

Sur le tableau de pointage, il mène aisément la partie. Il ne laisse aucune chance à son fils. Pas question de perdre contre lui aux quilles. Il vise la marque des 200, et ce, malgré ses 97 ans.

Jean Baillargeon est le doyen de la ligue du Bel âge au salon Sher-Mont. Durant un après-midi de décembre, le Sherbrookois termine sa semaine en pratiquant religieusement son loisir préféré.

Son score : 212. En langage de petites quilles, cela signifie plusieurs abats et plusieurs réserves. Et surtout, aucun dalot. Un phénomène. 

« J’ai déjà vu des joueurs de 90 ans, 91 ans ou même 93 ans, mais 97 ans, c’est du jamais vu ici. Même le propriétaire ne se souvient pas d’avoir vu un joueur aussi âgé », affirme la joueuse de son équipe, Micheline Bolduc. 

Après avoir travaillé dans le domaine du coffrage durant une bonne partie de sa vie, Jean Baillargeon a fait des quilles son loisir principal. 

« Ça me permet de venir voir mon monde, dit-il. Je retrouve mes amis ! » 

« Monsieur Baillargeon veut toujours disputer ses trois parties de suite toutes les semaines. Il n’arrêtera jamais après une ou deux parties. S’il se sent moins bien, il ralentit un peu la cadence. Il est impressionnant. Il est encore très en forme », soutient Micheline Bolduc. 

L’homme ne fait effectivement pas du tout son âge.

« Mon père me bat bien souvent, admet pour sa part son fils Armand Baillargeon en riant. C’est spécial de pouvoir jouer avec lui encore aujourd’hui, même s’il a 97 ans maintenant. »

« On le garde avec nous. Il est notre doyen et il est tellement gentil. C’est notre bon monsieur de la ligue du vendredi ! » ajoute Mme Bolduc.

Jean Baillargeon n’a pas l’intention d’arrêter de sitôt. 

« Je resterai jusqu’à ce qu’il veuille bien de moi ! » lance-t-il.