Le Sherbrookois Jordan Pierre-Gilles a chuté lors de la première course de la journée de vendredi, mais il a su rebondir, gagnant les deux courses suivantes.

Jordan Pierre-Gilles vise l’équipe nationale

C’est devant les siens que Jordan Pierre-Gilles lutte pour se tailler une place sur l’équipe nationale canadienne de patinage de vitesse. Sur la patinoire où il a donné ses premiers coups de patin, l’athlète de 19 ans pourrait atteindre son objectif.

Performer dans sa ville pour disputer une aussi grosse compétition est quelque chose de gros pour Jordan Pierre-Gilles. « C’est vraiment incroyable. Je suis à la maison, donc je suis en confiance. Mon rêve reste de participer aux Jeux olympiques. Par contre, être ici, c’est vraiment une expérience spéciale. Je me sens vraiment choyé », a-t-il indiqué après sa première course.

Pour ce qui est de ses performances, Pierre-Gilles peut toujours espérer d’avoir sa place sur l’équipe nationale. « Je suis en bonne position. C’est sûr qu’il reste beaucoup de courses à faire. C’est un sport imprévisible : il peut se passer beaucoup de choses. J’espère que la situation sera à mon avantage. Je suis prêt », affirme-t-il.

Jordan Pierre-Gilles connaît bien les autres Sherbrookois qui performent à ses côtés. « Je vois les autres Sherbrookois sur la glace et je me sens vraiment chez moi. Il y a des jeunes que j’ai coachés qui sont sur la patinoire présentement. J’ai aussi patiné avec d’autres. Par ailleurs, je suis impressionné du travail des organisateurs. La qualité de la glace est parfaite et le système sans bande est génial. Je suis vraiment fier de ma ville », a-t-il commenté, visiblement satisfait du travail accompli.

Un sport qui coûte cher

Afin de financer son équipement et ses voyages, Jordan Pierre-Gilles a pu bénéficier d’une collecte de fonds. « Il y avait une soirée vins et fromages organisé par le Club de patinage de vitesse de Sherbrooke. Les invités ont commencé à miser sur le chandail de l’Impact de Montréal que j’avais mis à l’encan. Ça a tellement bien fonctionné : j’ai amassé presque 1500 $. En plus, les gens qui l’ont acheté ont décidé de me le redonner. Je suis donc parti avec l’argent et le chandail », se rappelle-t-il, réjoui.

« Cet argent a servi à aller à une qualification à Calgary, poursuit Pierre-Gilles. Juste le billet d’avion, c’est presque 800 $. Je me suis aussi acheté une paire de patins neuve dans le temps des Fêtes. Les patins valent 1500 $ et les lames coûtent 500 $. On essaie donc d’amasser le plus d’argent possible. C’est apprécié d’avoir du soutien », a-t-il dit, en ajoutant qu’il va probablement tenter de démarrer une campagne de financement pour la compétition à Calgary qui aura lieu au mois de mars.

En plus de coûter cher, le patinage de vitesse prend beaucoup de temps. « Je m’entraîne six jours par semaine. Parfois, je fais deux entraînements par jour. En plus de ça, je vais au cégep à temps plein. C’est exigeant, mais généralement, les professeurs sont compréhensifs », explique l’athlète.

À la première journée d’épreuves, Jordan Pierre-Gilles a remporté deux de ses trois courses. Il sera à surveiller samedi aux compétitions du 500 mètres, car il s’agit de son épreuve préférée.