Jonathan Drouin et Marc Bergevin

Jonathan Drouin : le CH a été chanceux selon Cournoyer

Le Canadien de Montréal a joué de chance en acquérant Jonathan Drouin, estime l'ancien Tricolore Yvan Cournoyer.
« On a été chanceux d'ajouter un joueur québécois de ce calibre, souligne la légende vivante surnommée le Roadrunner. Je ne pensais pas qu'il était encore disponible sur le marché. Il a eu des problèmes à Tampa Bay avec l'organisation. Il gardait peut-être ces mauvais souvenirs dans sa mémoire et ça lui fera du bien de changer d'environnement. On entend souvent les partisans dire qu'il n'y a pas assez de Canadiens français à Montréal et là, on a un excellent joueur même si Mikhail Sergachev est aussi très bon. »
Et que dire de la pression pour un Québécois à Montréal?
« Je crois qu'il est habitué à la pression, estime Yvan Cournoyer. Il a montré dans le passé à Tampa Bay qu'il joue bien sous pression. Il aimera ça ici. On n'a qu'à demander à un gars comme Shea Weber à quel point il apprécie Montréal et je pense que ce sera aussi le cas de Drouin même s'il est québécois. Les partisans nous forcent à mieux jouer et à gagner à Montréal. Jonathan Drouin sera heureux et fera un bon travail. C'est rare de pouvoir compter sur un aussi bon Québécois. Le Canadien repêche souvent tard en première ronde à cause de son bon classement de la saison précédente et les meilleurs Québécois sont bien souvent déjà partis lorsque vient le moment de monter sur la scène. »
Gerry Plamondon, le doyen des anciens Canadiens, est d'accord avec Cournoyer.
« Il y a encore de la place pour les bons Québécois à Montréal. Montréal, c'est au Québec n'est-ce pas? Donc ça prend des Québécois », dit-il en riant, heureux que la province soit bien représentée.
« Il est un bon joueur et même s'il y a plusieurs Russes avec le CH, il y a aussi de bons Québécois maintenant et on doit s'en réjouir », résume Gerry Palomondon.