Xavier Parent

Jocelyn Thibault comble un besoin immédiat

Le Phœnix de Sherbrooke tente le grand coup. En acquérant les services de Xavier Parent en échange de la prometteuse recrue Cameron Whynot, le directeur général Jocelyn Thibault lance un message clair : le Phœnix s’établit comme l’une des équipes à surveiller afin de rafler les grands honneurs en 2019-2020.

Depuis l’arrivée de Thibault à la barre de la formation sherbrookoise, c’est la première fois que le Phœnix ose mettre tous ses œufs dans le même panier. Et c’est loin d’être terminé. D’autres transactions sont attendues. Dont certaines majeures. Le nom du joueur étoile Nathan Légaré du Drakkar de Baie-Comeau circule beaucoup. Un autre bon ami à Samuel Poulin, Alexandre Joncas, Xavier Parent et des jumeaux Julien et Vincent Anctil.

Alors que certains saluent l’audace et la témérité de Thibault, qui ose échanger le joueur repêché au 9e rang de la première ronde en 2019 contre une jeune sensation qui n’a pas encore connu son éclosion, le directeur général, lui, semble bien sûr de son coup. 

« Je suis le parrain de Samuel et puisque Samuel et Xavier ont évolué ensemble durant plusieurs années, je connais Xavier depuis qu’il est très jeune. J’ai vu plusieurs de ses parties, que ce soit dans le hockey mineur ou dans le midget AAA. Ce que j’aime de Xavier, c’est non seulement la complicité entre Sam et lui, mais aussi ses aptitudes. De la façon dont le hockey se joue aujourd’hui dans la LHJMQ, je crois que Xavier nous apportera de bonnes choses. Il sera avec nous pour ses saisons de 18 ans, 19 ans et peut-être même 20 ans. Il est un joueur d’impact dans la LHJMQ. Ce n’est pas pour rien qu’il a été le 4e choix en 2017, derrière Alexis Lafrenière, Samuel et Jakob Pelletier. »

La production offensive de Parent n’est pas à la hauteur des attentes depuis son arrivée dans le junior majeur et Thibault possède sa propre explication.

« Xavier a fait ses débuts dans le circuit avec une excellente équipe. Pour un jeune de 16 ou 17 ans, c’est difficile d’obtenir un gros rôle dans ces conditions. De notre côté, on forme une équipe rapide et dangereuse avec la rondelle dans le territoire adverse. Il s’insère bien dans notre philosophie. »

Une offensive à améliorer

Après avoir acquis un gardien européen et un défenseur américain lors de la saison morte, le Phœnix souhaitait améliorer son offensive.

« On avait besoin d’un attaquant capable de jouer dans notre top 6. En plus, il se retrouve dans le groupe d’âge de notre noyau. Il est capable de jouer au centre comme à l’aile. Félix Robert et Taro Jentzsch sont deux joueurs de centre naturels. On aura aussi l’option de mettre Patrick Guay ou Xavier Parent au centre. La décision reviendra au groupe d’entraîneurs. Ce sera à Stéphane Julien d’essayer différentes choses. »

Finalement, le dossier de Cameron Whynot a évolué rapidement selon le DG sherbrookois.

« Quand j’ai repêché Cameron Whynot cet été, je souhaitais qu’il joue pour nous. Notre risque était calculé. On ne l’a pas repêché pour l’échanger. Mais un bon joueur garde toujours sa valeur et c’est le cas de Xavier. Au final, sachant que Whynot refusait d’évoluer à Sherbrooke, j’espérais obtenir du renfort dès cette année. C’est bien d’obtenir des choix au repêchage, mais on est rendus à un autre niveau. On a besoin de joueurs qui nous aideront à gagner dès cette année et Xavier est le type de joueurs recherché. »