Jérémie Billal-Lardi (au centre) espère pouvoir transporter sa passion du football chez les pros.

Jérémie Billal-Lardi se croise les doigts

Jérémie Lardi attend le repêchage annuel de la Ligue canadienne de football (LCF) de jeudi avec impatience. Après avoir réalisé des essais à la hauteur de ses attentes, lors des essais régionaux qui se sont déroulés à Montréal en mars, le jeune papa espère maintenant poursuivre sa passion du football chez les professionnels.

Même s’il a terminé son admissibilité au football universitaire, Lardi était sur le terrain avec ses anciens coéquipiers du Vert & Or, cette fin de semaine, lors des premiers jours du camp de printemps de l’équipe.

En fait, il était même aux réunions d’équipe, après la période des Fêtes!

« Coach Lecompte m’a lancé : vais-je pouvoir me débarrasser de toi un jour! », a rigolé Lardi, des lignes de côté.

C’est justement cette passion du football que le centre arrière veut poursuivre au prochain niveau.

Que ce soit par le biais du repêchage de la LCF ou encore après une invitation à un camp par l’une des neuf équipes du circuit, Lardi est prêt à aller jusqu’au bout.

« J’ai eu une belle journée aux essais régionaux à Montréal. Pour les tests chez les porteurs de ballon, ça a bien été. En plus, je suis allé chercher un top 5 parmi tous les participants pour le développé couché (23 répétitions), même lors des confrontations à un contre un, ça a bien été. Je me disais, jusqu’à la fin, que j’avais des chances d’être invité à Toronto (pour les essais nationaux, NDLR), mais ils n’ont pas invité de porteur de ballon tout court à Toronto, alors je ne me sentais pas lésé », a-t-il indiqué.

Même s’il n’a pu se comparer aux joueurs invités à Toronto pour l’étape finale d’évaluation des principaux espoirs en vue du prochain repêchage, Billal-Lardi est loin de se sentir complexé.

D’ailleurs, le Vert & Or a été une usine de ce type de joueurs dans le passé; Jean-Christophe Beaulieu, William Langlais, Anthony Gosselin sont parmi les exemples récents qui s’apparentent au cheminement de Billal-Lardi.

« Quand je regarde les années passées, ou les gars qui jouent en ce moment, je crois que j’ai la maturité physique pour faire ma place, c’est un bon atout. Je sais que les équipes de LCF recherchent des joueurs qui évoluent sur les unités spéciales les premières années, et moi mon parcours a été un peu spécial avec le Vert & Or, car j’ai été développé comme joueur des unités spéciales. C’est un bel atout pour passer au prochain niveau », a-t-il affirmé.

Le pied dans la porte

« Peut-être que je ne serai pas choisi, au repêchage, mais je vais peut-être attirer l’attention d’une équipe comme agent libre. L’important, c’est que j’aie le pied dans la porte, je suis comme la visite qui ne décolle pas, je vais pas lâcher! Je peux compétitionner! »

Étudiant en BEPP (bacc. en enseignement préscolaire et primaire), Jérémie Billal-Lardi s’est assuré d’avoir une autre option, si le chemin vers la LCF ne débloque pas.

« Si ça ne va pas plus loin, ce n’est pas ma seule avenue, j’ai deux plans A, l’un est aussi bon que l’autre. Je n’ai jamais mis tous mes œufs dans le même panier. »

Si, par contre, l’appel des pros se fait entendre, il n’hésitera pas à répondre présent. Avec toute sa petite famille.

Déjà papa de la petite Léonie, née à l’automne 2017, Jérémie et sa conjointe Claudia attendent une autre petite fille, pour l’automne prochain.

« Les plus beaux atouts que je possède dans mon cheminement actuel, ce sont ma femme et ma fille, avec le support qu’elles m’apportent. C’est sûr qu’elles vont venir avec moi si je dois quitter. Question timing, on est chanceux, on attend une autre petite fille, elle est attendue début septembre, alors ma conjointe va être en congé de maternité de son travail. Elle va pouvoir me suivre partout, peu importe la destination. Ensuite, on verra! »