Jean-Christophe Beaulieu a célébré avec le quart Trevor Harris son premier touché de la saison, inscrit vendredi face à son ancienne équipe.

Jean-Christophe Beaulieu heureux avec le Rouge et Noir

De son propre aveu, Jean-Christophe Beaulieu n’était pas outre mesure émotif, vendredi dernier, lors de son match face à son ancienne équipe. Après quatre années passées avec les Alouettes, l’ancien ailier rapproché du Vert & Or de l’Université de Sherbrooke profite d’un changement d’air profitable, avec le Rouge et Noir d’Ottawa.

Beaulieu a fait plaisir aux nombreux parents et amis qui s’étaient déplacés au Stade Percival-Molson pour le voir affronter les Alouettes, en inscrivant un touché sur la première séquence offensive du Rouge et Noir.

Beaulieu a capté une bombe de 47 verges du quart-arrière Trevor Harris pour le majeur, couronnant ainsi une irrésistible poussée de 82 verges.

Le Trifluvien d’origine a été laissé complètement seul par la défensive montréalaise après un jeu d’attiré effectué à la perfection par Harris.

Beaulieu montre cinq attrapés en sept tentatives pour 77 verges et un touché en ce début de saison avec sa nouvelle équipe.

À titre comparatif, l’an dernier avec les Alouettes, Beaulieu a capté six passes pour 50 verges...

Ottawa n’a jamais vraiment regardé derrière, en route vers un gain de 28-18.

Une victoire qu’a pleinement savourée celui qui a pris le chemin d’Ottawa le 30 janvier dernier, contre les services d’un autre centre arrière, Patrick Lavoie.

« Vraiment, tout s’est déroulé à merveille. Je n’étais pas trop nerveux, mais plutôt content de voir les amis et la famille, qui ont moins l’occasion de me voir jouer depuis que j’ai été échangé, » a dit celui qui aura capté deux passes pour des gains totaux de 50 verges lors de son match retour.

« En fait, j’étais très content, après ce touché. Tu veux toujours prouver à l’équipe qui t’a échangé que tu sais jouer au foot et réaliser des jeux. Ce n’était pas un scénario prévu, tout dépend de la couverture en défensive. Il y a toujours plusieurs possibilités. Sur ce jeu-là, le scénario était parfait pour moi! »

Repêché par les Alouettes, Jean-Christophe Beaulieu l’avoue; il y a eu un choc lorsqu’il a appris son passage à Ottawa.

« Pendant une seconde ou deux, j’ai été envahi par un doute. Est-ce que je suis toujours bon? Surtout que j’ai été échangé contre un vétéran; est-ce que je peux faire la job? Mais j’ai rapidement repris confiance en mes moyens. L’avantage, c’est qu’Ottawa utilise beaucoup ses centres arrière et ses ailiers rapprochés dans ses jeux offensifs. Je me suis senti impliqué », a-t-il analysé.

« Il n’y a donc rien de négatif dans cet échange. J’ai passé quatre belles années à Montréal, mais je vois mon arrivée à Ottawa comme un nouveau départ. J’aime l’idée de pouvoir repousser mes limites, afin de montrer tout mon talent, en explorant un nouveau livre de jeux. J’ai pris cet échange comme une actualisation de mes connaissances », a dit le centre arrière.

« L’ambiance à Ottawa est fantastique; je retiens surtout jusqu’à présent la confiance des entraîneurs à mon endroit. Ils sont toujours positifs avec nous. Même lorsqu’on a des entraînements moyens, ils trouvent le moyen de nous montrer les bons côtés. On ne se fait jamais crier après, l’environnement est beaucoup plus stable. »

Seul nouveau membre chez les partants de l’équipe, Beaulieu a dû mettre les bouchées doubles pour se mettre à niveau.

« Essentiellement, je dirais que les neuf clubs de la LCF ont à peu près les mêmes jeux offensifs, à quelques différences près. Sous les ordres de Jacques (Chapdelaine, avec les Alouettes, NDLR), il m’impliquait pas mal. C’est un peu ce que je retrouve à Ottawa. Je sais que je ne suis pas toujours la cible numéro un, mais je suis utilisé à plusieurs sauces. »

La « French mafia »

Plusieurs joueurs francophones se retrouvent sur l’alignement du Rouge et Noir, cette année, et inévitablement, ils sont souvent ensemble. À un point tel que leurs coéquipiers les ont surnommés « French mafia ».

« On a un parrain, Antoine Pruneau. Il y a Jean-Philippe Bolduc, Louis-Philippe Bourassa, Marco Dubois, Julian Feoli-Gudino, Jason Lauzon-Séguin, Félix Ménard-Brière et Anthony Gosselin. On est pratiquement toujours ensemble. C’est réconfortant de jouer avec des amis. »

À sa dernière année de contrat, Jean-Christophe Beaulieu ne veut pas mêler les choses et laisse la paperasse à son agent, Sasha Ghavami.

« Surtout, la convention collective actuelle vient à échéance le printemps prochain, alors tout le monde est un peu en attente. Je gère tellement pas ça, je laisse ça à Sasha et je me concentre sur le foot. »