Le dépisteur-chef des Voltigeurs Jean-Sébastien Perron peut maintenant respirer. Lors du dernier repêchage de la LHJMQ, le défenseur sherbrookois Jacob Dion (27) est officiellement devenu un membre de l’équipe drummondvilloise.

Jacob Dion, le coup de cœur de Jean-Sébastien Perron

Jean-Sébastien Perron, dépisteur-chef des Voltigeurs de Drummondville, a poussé un soupir de soulagement lorsque Jacob Dion, défenseur des Cantonniers de Magog, a enfilé le chandail de la formation drummondvilloise lors du repêchage de la LHJMQ à Shawinigan.

Le hockeyeur de Sherbrooke était dans la mire de Jean-Sébastien Perron depuis presque deux ans et il commençait à désespérer à pouvoir mettre la main dessus. On sait que les espoirs de première ronde sont faciles à identifier pour les recruteurs. Le travail le plus important et le plus exigeant d’un bon recruteur est justement de dépister les joueurs qui passent sous le radar, mais sur qui on mise beaucoup d’espoir à court ou moyen terme.

Le nom de Jacob Dion figurait dans le haut de la liste de Jean-Sébastien Perron dans ce groupe de joueurs. De son propre aveu, Jacob Dion lui a mené la vie dure. « Il m’a fait vivre l’enfer, badine Jean-Sébastien Perron. Je l’avais remarqué dès sa saison midget espoir avec les Harfangs du Triolet. J’aimais beaucoup sa mobilité, son sens du hockey, son jeu avec ou sans la rondelle. En ce qui me concerne il était au-dessus de la moyenne. En plus, il était constamment en progression. En même temps, ce n’est pas le joueur dont j’entendais le plus parler. J’ai eu une discussion avec son entraîneur des Harfangs Jean-Christophe Poulin pour valider l’évaluation que j’en faisais. Il a confirmé que j’avais vu juste. »

Repêchage

Est donc arrivé le repêchage de 2017 et Jacob Dion était dans les plans du dépisteur-chef des Voltigeurs de Drummondville. « Un repêchage, on le sait, c’est rempli de rebondissements. Des joueurs qu’on pensait qui ne seraient plus disponibles à notre tour de parler le deviennent et on change nos plans à la dernière minute. En 2017, nous avions finalement opté surtout pour des attaquants. Mais ça faisait seulement 10 minutes que le repêchage était terminé que Jacob faisait déjà partie de nos discussions pour le repêchage de 2018. Je me suis sérieusement demandé si nous ne l’avions pas échappé, surtout que je me doutais bien qu’il percerait l’alignement des Cantonniers, ce qui l’exposerait encore davantage aux recruteurs des autres organisations », raconte Jean-Sébastien Perron.

Chez les Cantonniers, Dion est devenu un joueur de premier plan en peu de temps. « Même s’il n’était pas le plus costaud, il continuait de m’épater, de renchérir Perron. Il était bon dans tous les duels, utilisait bien son bâton. Bref, il continuait de progresser et il n’avait rien perdu de sa touche offensive. J’étais vraiment inquiet de le perdre au repêchage cette année considérant qu’on ne parlait pas dans les deux premières rondes. Après notre première sélection survenue au troisième tour, notre directeur gérant a transigé pour avancer dans le repêchage et cette fois, il n’était plus question de laisser filer Jacob qui est devenu notre deuxième choix. Je n’ai jamais eu un joueur qui m’a donné tant de sueurs froides. Jacob, c’est un gros coup de cœur. Il a fallu du temps, mais il a maintenant un pied dans la porte à Drummondville. »