Une entrevue offerte par l’ancien joueur russe du Phœnix de Sherbrooke Yaroslav Alexeyev au site internet russe Sport-Express avait créé une commotion dans le monde du hockey en juin dernier. Les propos faisaient état de possibles initiations et de gestes dégradants posés à l’encontre de joueurs recrues du Phœnix lors de la première année du joueur russe à Sherbrooke en 2016-17.

Initiations dégradantes : la thèse inexistante

Le Phœnix de Sherbrooke se dit « très soulagé » de savoir que la thèse de potentielles agressions sexuelles s’avère inexistante après avoir lu le rapport émis par Me Philippe Frère, du cabinet d’avocats Lavery, de Billy, assisté d’une équipe d’enquêteurs de la firme Gestion Jean Bourdeau.

Une entrevue offerte par l’ancien joueur russe du Phœnix de Sherbrooke Yaroslav Alexeyev au site internet russe Sport-Express avait créé une commotion dans le monde du hockey en juin dernier. Les propos faisaient état de possibles initiations et de gestes dégradants posés à l’encontre de joueurs recrues du Phœnix lors de la première année du joueur russe à Sherbrooke en 2016-17.

Alexeyev mentionnait que lors du party d’initiation des recrues, les nouveaux joueurs devaient porter une couche pour adulte et devaient boire cinq verres de bière. Le dernier à le faire devait aussi boire cinq portions de vodka. 

L’ancien joueur du Phœnix avançait que les recrues devaient placer un biscuit entre leurs fesses et courir autour de la maison où se tenait l’initiation. Le dernier arrivé devait manger son biscuit.

« Ce que j’ai raconté, ce sont des histoires que j’ai entendues de la part des gars de l’équipe, lorsqu’on faisait des partys ensemble. Ça n’est jamais arrivé à Sherbrooke », avait-il alors avancé pour nuancer ses propos. 

« Le Phœnix de Sherbrooke et la Ligue de hockey junior majeur du Québec ont pris le dossier très au sérieux. L’organisation en sort grandit et espère que cette expérience sensibilisera tous les clubs du circuit », peut-on lire dans le communiqué envoyé vendredi.

« Dès les premières allégations, nous avons pris la situation très au sérieux, a avancé Jocelyn Thibault, directeur général et actionnaire. Malgré notre bonne volonté et notre sens des responsabilités, les consignes que nous avons données aux joueurs ne semblent pas avoir été suffisantes. Depuis, nous avons resserré davantage les règles lors des rassemblements de joueurs. Nous nous sommes assurés de sensibiliser les joueurs et les familles qui reçoivent des rassemblements afin d’éviter tous types de comportements inappropriés. D’ailleurs, au Phœnix de Sherbrooke, la notion de joueur recrue n’existe plus. Tous les joueurs sont traités de la même manière entre eux. »

« Bref, nous supportons totalement les actions que le Bureau du commissaire souhaite mettre en place et nous les appliquerons très rigoureusement dès maintenant, poursuit Thibault. D’ailleurs, nous avons déjà mis en place plusieurs mesures depuis lesdites allégations. »