Gabriel Polan a amassé 291 verges au sol, en 2017.

Immense test pour le jeune Vert & Or

Le Vert & Or de l’Université de Sherbrooke est en mode préparation pour l’amorce de sa saison 2018 qui sera effectuée ce vendredi sur le terrain naturel du Stade de l’Université de Sherbrooke face aux finalistes de la coupe Vanier 2017, le Rouge et Or de l’Université Laval.

Un immense défi pour la jeune équipe sherbrookoise, pour son jeune quart-arrière, pour son front offensif en reconstruction et pour son jeune coordonnateur offensif.

Mais aussi pour le capitaine et porteur de ballon de quatrième année, Gabriel Polan. Celui qui a participé au Défi Est-Ouest le printemps dernier fut le porteur qui a eu le plus de succès contre l’unité défensive de Marc Fortier, la saison dernière.

« Oui, on s’attend à orienter l’attaque davantage vers le jeu au sol, avec un jeune quart et un front offensif en reconstruction. Dans ce temps-là, tu retournes à la base. Et j’ai hâte de montrer ce que je peux faire. Je suis aussi impressionné par le jeu de notre jeune ligne à l’attaque ; en fait, elle joue plutôt comme un front de troisième année », a dit Polan, qui a cumulé 291 verges de gain au sol en 2017.

En fait, le front offensif du Vert & Or ne sera pas si jeune que ça ; seules les recrues Anthony Vandal et Jonathan Doyon s’ajoutent à des vétérans qui ont vu un peu moins de terrain l’an dernier à cause de la présence de quatre finissants devant eux.

« Je n’avais pas d’attente pour le jeu de la ligne offensive, mais les gars ont travaillé fort, et ça paraît. Anthony Vandal (recrue) et Vincent Roy (quatrième année), deux gars très imposants, sont très solides du côté droit. Ils viennent combler un manque qu’on avait de l’an passé. Guillaume Pelletier, au centre, je l’appelle notre roche dans le courant, il n’y a rien qui passe, dès qu’il met les mains sur toi, c’est terminé. Quant à PO Grad et Dominic Frappier du côté gauche, ce sont deux portiers de bars, alors quand ils décident d’immobiliser quelqu’un, ils le font. »

Pier-Olivier Grad évolue au poste de bloqueur à gauche.

Beaucoup de courses

Tous les joueurs du Vert & Or sont conscients du défi que représente le Rouge et Or ; en fait, jamais Sherbrooke n’a réussi à battre Québec, depuis 2003.

« On s’attend à courir beaucoup. Si je continue à faire ce que je fais bien, ça devrait bien aller. Je ne ressens pas plus de pression à cause de l’enjeu ou de l’adversaire ; mes attentes sont ma motivation, j’ai hâte de jouer, je ne changerai rien à ma préparation », a dit Polan.

« Oui, Québec sont très bons, mais je pense qu’on peut rivaliser. Xavier (Owens) est impressionnant pour un jeune quart, il fait de très bonnes lectures et il est très précis avec la balle. Placer ses passes en espace restreint, ce n’est pas difficile pour lui. S’il peut rester calme et en contrôle, ça devrait bien aller. »

Même s’il est le vétéran du groupe, Pier-Olivier Grad, ne s’est pas senti obligé de jouer au grand frère.

« Le groupe de jeunes qui vient d’arriver, il est solide. C’est la première fois que je vois cette qualité ; on a un coach qui a réussi à implanter cette chimie que j’ai rarement vue dans l’unité. Rémi, c’est un excellent entraîneur qui m’a permis de m’améliorer. Sur le front, on a la mentalité que tout le monde est prêt à jouer, chaque jeu. Même les gars qui sont 6e, 7e ou 8e ; tout le monde est prêt. »

Un affrontement contre Québec signifie aussi un affrontement face au redoutable ailier défensif Mathieu Betts.

« J’ai joué trois ans au cégep contre lui et ce sera ma quatrième année à l’affronter au niveau universitaire. L’erreur qu’il ne faut pas faire, c’est de mettre un nom sur un joueur adverse. Tu ne dois pas changer ta technique en fonction de ça, sinon, tu perds le focus de ton travail. Il faut rester concentré et faire le boulot. »