Avec une récolte de septs points en autant de rencontres depuis qu'il est débarqué dans la métropole, Ilya Kovalchuck s'avère une judicieuse signature pour le DG Marc Bergevin. Un beau risque à 700 000 $.

Ilya Kovalchuck chez le CH : « Un enthousiasme contagieux »

« Je ne pense pas que l’état-major du Canadien s’attendait à ce que la venue de Kovalchuck se passe aussi bien. S’il continue à jouer comme il le fait présentement, il serait un bon actif pour le club ».

Éric Bélanger a joué avec Ilya Kovalchuck pendant une saison, chez les Thrashers d’Atlanta, en 2006-2007.

Son talent, il l’a vu à l’œuvre et il n’est pas étonné du tout de le voir récolter plus que sa part de succès offensifs depuis qu’il enfile le maillot tricolore.

Avec une récolte de sept points en autant de rencontres depuis qu’il est débarqué dans la métropole, Ilya Kovalchuck s’avère une judicieuse signature pour le DG Marc Bergevin, un beau risque à 700 000 $.

Le tout premier choix au repêchage de la LNH en 2001 a quitté l’Amérique du Nord pour la KHL, en 2013, avant de faire un retour dans la LNH avec Los Angeles, en 2018.

« Je n’ai pas vu tous les matchs des Kings, mais la plupart du temps, il n’était pas employé dans un rôle qui lui convenait. J’adore l’organisation des Kings, c’est elle qui m’a donné ma première chance et je suis encore de près les activités de l’équipe. Tout le monde était un peu curieux de voir quelle tournure prendrait le pari de sa signature à LA, il y a deux ans. Mais de lui faire rater des matchs, ou de le faire jouer sur la troisième ou quatrième ligne, ce n’était pas la meilleure façon de l’exploiter. Ils l’ont étouffé », dit-il à propos du Russe de 36 ans.

En 81 matchs sur la côte Ouest, Kovalchuck a récolté 43 points.

« Pour l’avoir côtoyé, c’est un bon gars, un gars sérieux et j’ai adoré jouer avec lui. Bon, il a peut-être eu quelques accrochages avec Bob (Hartley, qui était l’entraîneur chez les Thrashers à l’époque, NDLR), mais c’est un bon leader, un gars toujours positif dans la chambre. »

« C’est un joueur qui aime le « spotlight », qui a toujours produit, offensivement. Et c’est ce que je vois depuis qu’il est arrivé à Montréal. Il joue près de 20 minutes par match, sur le premier trio, et sur la première vague en avantage numérique. Il est déjà l’un des meilleurs joueurs de l’équipe! Son deuxième but marqué contre les Flyers, jeudi soir, prouve qu’il a encore des « skills »! Bien peu de joueurs du CH ont un lancer de la sorte, il a encore un excellent instinct offensif. »

« Ce qui m’impressionne le plus cependant de son jeu à Montréal, c’est son implication physique. Il a un comportement contagieux sur la glace, il a du plaisir à jouer et ça paraît. Il veut faire la différence et je crois qu’il apprécie vraiment ses moments à Montréal. »

Maintenant, avec le CH à sept points d’une participation en séries éliminatoires via les deux places du quatrième as, que fera Bergevin avec l’attaquant russe?

« C’est ce qui sera intéressant à suivre d’ici la date limite des transactions; est-ce que tu l’échanges à une autre formation qui aspire à la coupe Stanley, quitte à lui offrir un contrat d’agent libre au premier juillet? Un contrat d’un an, à trois ou quatre millions, ça pourrait être intéressant. Un gars de son talent, un franc-tireur droitier, tu veux avoir ça dans ton alignement », a dit le Sherbrookois, qui est l’entraîneur-chef des Chevaliers de Lévis, dans la LHMAAAQ.

« Et ce gars-là, c’est une superstar dans la LNH, c’est jamais mauvais d’avoir des gars comme ça dans un vestiaire. Je suis sûr que des gars comme Nick Suzuki ou Ryan Poehling le regardent aller avec grand intérêt. »