Ryan DaSilva admet que le Phœnix devra être à son meilleur sur tous les plans pour espérer battre l’une des puissances de la LHJMQ dès vendredi soir à Drummondville.

« Ils ne nous aiment pas et on ne les aime pas » — Ryan DaSilva

La deuxième ronde de séries du Phœnix n’est pas encore commencée que déjà, l’animosité entre les Sherbrookois et les Voltigeurs de Drummondville est palpable.

« Ils ne nous aiment pas et on ne les aime pas », lance clairement le défenseur du Phœnix Ryan DaSilva. 

Ce dernier affrontera pour une deuxième fois de suite son ancienne formation de la LHJMQ après avoir éliminé l’Armada de Blainville-Boisbriand au premier tour. 

« Ça fait spécial même s’il ne me reste plus beaucoup d’anciens coéquipiers chez les Voltigeurs. Et de toute façon, il n’y a plus d’amis sur la glace. Il y a deux ans, Steve Hartley était d’ailleurs l’adjoint à Dominique Ducharme, mais quand ce dernier est parti au Championnat mondial de hockey junior, j’ai appris à connaître Steve comme entraîneur-chef, donc je sais qu’il préparera son équipe de la meilleure façon. »

Le duel se compare en fait à David contre Goliath. 

« Ce n’est pas une cachette : les Voltigeurs sont probablement la meilleure équipe de la LHJMQ. Que ce soit en attaque, en défensive ou devant les buts, Drummondville forme une excellente équipe. Mais les Voltigeurs n’ont toujours rien gagné jusqu’à maintenant. Pour les battre, il faudra toutefois être à notre meilleur dans tous les aspects. »

Les Voltigeurs veulent en finir rapidement

Se rendre jusqu’à la Coupe Memorial avec un minimum de matchs disputés. Voilà l’objectif du prochain opposant du Phœnix. 

« Moins on joue de matchs, moins il y a de chance de blessures, rappelle Steve Hartley. Mais on refuse de vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué. On sait que le Phœnix forme aussi une bonne équipe. Il possède des éléments qui peuvent lui amener du succès. Sherbrooke possède une bonne force de frappe offensive et une bonne relance. Le Phœnix est très rapide. Avec les Alex-Olivier Voyer, Samuel Poulin et Patrick Guay, on refuse de se battre coup pour coup. On les respecte beaucoup. »

L’entraîneur des Voltigeurs admet que la discipline sera le nerf de la guerre. 

« On ne veut pas se mettre de bâton dans le roues. Je ne pense pas exagérer en disant que notre club est meilleur à 5 contre 5 que le Phœnix. Donc il faudra éviter les punitions pour ne pas se battre soi-même », renchérit Hartley.

Une jeune défensive contre quatre bonnes lignes

Les nombreux défenseurs de 17 ans du Phœnix auront tout un défi devant eux en affrontant Joe Veleno, Maxime Comtois, Nicolas Guay et compagnie. 

« On possède beaucoup de profondeur à toutes les positions, admet Hartley. Un gars comme Cédric Desruisseaux pourrait faire partie du top 6 de toutes les formations du circuit. Mais on tenait à avoir quatre excellentes lignes, sept défenseurs de calibre LHJMQ et deux gardiens pouvant être numéro 1. »

« Oui, on compte plusieurs défenseurs de deuxième année seulement, confirme le vétéran DaSilva, mais ils ont beaucoup progressé depuis le début de la saison. Quand on repense au camp d’entraînement, c’est le jour et la nuit. On n’a presque pas donné de chances de marquer à l’Armada et même s’il faudra s’ajuster un peu contre les gros canons des Voltigeurs, on ne changera pas notre style de jeu. »

Si l’identité du gardien partant du Phœnix est déjà connue puisque Dakota Lund-Cornish sera envoyé dans la mêlée, celle du portier des Voltigeurs est encore obscure même si l’excellent Olivier Rodrigue a repris l’entraînement depuis quelque temps déjà après avoir soigné une blessure. 

« On n’a rien statué encore. On l’évaluera demain et on prendra une décision avant la partie. Mais que ce soit Anthony Morrone ou Rodrigue, on sait que l’on profitera d’un gardien pouvant livrer des prestations de numéro 1. On est confiants dans les deux cas », avance Hartley.